Séance 4 étoiles pour Accor (débriefing actions étrangères)

©AFP

Excepté le FTSE 100, les principales bourses européennes ont terminé en baisse ce mardi. Les espoirs de voir atterrir le plan de relance US ont une nouvelle fois dicté la tendance.

Les investisseurs européens ont longtemps eu le regard tourné vers l'Atlantique, espérant voir enfin se terminer les tractations sur le plan de relance américain. Les discussions entre démocrates et républicains n'ont pour l'instant débouché sur aucune avancée concrète.

La cote a par ailleurs apprécié les solides chiffres publiés par la banque UBS (+2,97%) qui a doublé son bénéfice au troisième trimestre.

Mais dans le contexte sanitaire actuel, avec notamment le retour à un confinement quasi-général en Irlande et au Pays de Galles, la prudence était de mise sur les marchés.

Le CAC 40 parisien a terminé la séance sur un repli de 0,27%. Londres a avancé de 0,26% malgré le repli des valeurs pétrolières. À Francfort, c'était la soupe à la grimace. Le DAX a lâché 0,92% pour retomber à 12.736,95 points.

Sur le marché londonien, le secteur pétrolier a reculé en même temps que les cours du brut, qui restent sous pression en raison d'une demande déprimée par la pandémie. BP a perdu 0,87% et Royal Dutch Shell 1,36%.

Reckitt Benckiser (-0,17%) n'a pas convaincu les investisseurs avec la forte hausse des ventes de ses produits d'hygiène et de santé au troisième trimestre.

À Paris, Accor a été dopé par un relèvement de recommandation de deux échelons de JPMorgan. Les analystes de la banque américaine sont persuadés que le sociétaire du CAC 40 va sortir renforcé de la crise. Ils mettent en avant la cure d'amaigrissement des dépenses du premier hôtelier d'Europe grâce notamment à la simplification de ses activités. Chez JP Morgan, on reste aussi confiant sur la reprise du secteur: selon les analystes, il retrouvera son niveau de rentabilité plus rapidement que les services de restauration. Des commentaires qui ont permis à Accor de monter de 4,22% en bourse et d'oublier quelque peu sa culbute de plus de 40% depuis le début de l'année.

Le cours de Logitech a gonflé de 15,8%, le fabricant de périphériques informatiques ayant relevé ses prévisions après un trimestre de feu.

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