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Séance de haute voltige pour Airbus

Les analystes de Jefferies ont qualifié les nouveaux objectifs du principal rival de Boeing de "plans de production percutants". ©EADS/Christophe Guibbaud

Les statistiques américaines sur le PIB et le chômage ont soutenu la progression des marchés des deux côtés de l'Atlantique. À Paris, Airbus était la star du jour.

Comme ces deux derniers jours, les grands indices européens ont encore évolué à proximité de leurs records ou de leurs récents sommets. Les investisseurs ont mis de côté leurs craintes de surchauffe de l'économie, rassurés par les commentaires de plusieurs membres de la Fed et de la BCE.

Le CAC 40 (+0,69%) de la Bourse de Paris, propulsé par Airbus, est remonté à un niveau que les moins de 21 ans n'ont pas pu connaître. À l'inverse, le DAX 30 de Francfort s'est replié de 0,28%, redescendant quelque peu du sommet historique franchi plus tôt dans la semaine.

La dernière fois que le titre Airbus voltigeait aussi haut à la Bourse de Paris, c'était en mars 2020.

Le Stoxx 600 Europe a stagné tout au long de la séance autour de son record, inscrivant une nouvelle marque de référence en cours de séance.

À Wall Street, plusieurs indicateurs-clés qui attestent d'une solide reprise de l'économie US ont permis aux indices new-yorkais d'aller de l'avant. À mi-séance, le Dow Jones , bien aidé par Boeing, avançait de 0,4% et le Nasdaq de 0,2%.

D'Ieteren crève l'écran

À Bruxelles, le Bel 20 est resté bien accroché aux 4.000 points, son niveau d'avant la crise sanitaire, même si l'indice vedette du marché bruxellois a perdu 0,10% sur la séance. Galapagos a signé la plus forte progression du jour sur le Bel 20 avec un gain de 4,01%. La biotech était talonnée par Solvay (+0,87%) et la SIR Aedifica (+0,95%) sur le podium des hausses.

Ageas (+0,61% à 52,72 euros) était également dans le bon wagon. Un jour après JPMorgan, l'assureur a pu compter sur un relèvement de l'objectif de cours fixé par Kepler et Cheuvreux. Un nouveau prix cible qui reste toutefois sous le cours actuel de l'action Ageas.

D'Ieteren a triplé de taille à la Bourse de Bruxelles depuis le premier janvier 2019

Dans le bas du classement, UCB (-1,54%) et Umicore (-1,66%) se sont échangé à de multiples reprises la lanterne rouge du Bel 20. À la cloche, le spécialiste des métaux précieux a terminé derrière le groupe pharmaceutique.

Hors Bel 20, D'Ieteren a joué les premiers rôles grâce à une grimpette de 5,52% qui rapproche le prix de son action des 100 euros. Le holding bruxellois a sensiblement relevé ses prévisions pour l'année 2021. Ces nouveaux objectifs ont permis au titre D'Ieteren de poursuivre son ascension. Il a triplé de taille depuis le début de l'année 2019.

À l'inverse, Fagron a reculé de 1,84% à 18,64 euros. Le groupe de parapharmacie a vu Alychlo, la société d'investissements de Marc Coucke, vendre environ 3,6 millions d’actions, soit 5% du capital environ, via un placement privé. Le prix a été fixé à 18,1 euros par action, soit une décote de 4,7% par rapport à la clôture de mercredi. Alychlo détiendra encore 5% du capital à l’issue de l’opération.

Airbus plane à Paris

Sur les marchés européens, les valeurs liées aux matières premières ont repris des couleurs grâce à la remontée des cours des métaux de base.

70
par mois
En prévision d'une reprise continue du marché, Airbus a demandé à ses fournisseurs de permettre un scénario de 70 A320 par mois d'ici le premier trimestre 2024.

Airbus a tiré vers le haut l'ensemble du secteur de l'aviation après avoir relevé la cadence de production de ses avions de ligne. L'avionneur européen vise l'année 2023 pour retrouver un rythme supérieur à celui connu avant la crise sanitaire. L'action Airbus s'est adjugé 9,22% à 106,68 euros. La dernière fois que son titre voltigeait aussi haut à la Bourse de Paris, c'était en mars 2020. Ce même mois, l'action Airbus s'était écrasée sous les 50 euros, au plus fort de la crise du coronavirus.

L'équipementier aéronautique Safran (+3,69%) a bénéficié de l'optimisme d'Airbus. L'annonce a également tiré MTU Aero Engines (+2,44%) vers le haut à Francfort. Le motoriste britannique Rolls-Royce (+3,90%) ou encore le concurrent Boeing (+3,26% à mi-séance) ont également profité des nouvelles ambitions chiffrées d'Airbus.

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