Stellantis également touché par la pénurie de semi-conducteurs

Les ventes consolidées de Stellantis ont atteint 1,477 million de véhicules entre janvier et mars 2021, en hausse de 11% par rapport à la même période de 2020. ©Bloomberg

Les problèmes d'approvisionnement se sont déjà fait ressentir au premier trimestre. Mais le constructeur automobile s'attend à ce que l'impact soit plus important à court terme.

Stellantis se remet progressivement de la crise sanitaire. Le constructeur automobile aux 14 marques, né de la fusion entre Peugeot-Citroën et Fiat Chrysler, a fait état d'une augmentation de 14% de son chiffre d'affaires au premier trimestre 2021, à 34,3 milliards d'euros ou 37 milliards sur une base proforma.

190.000
véhicules non produits au 1er trimestre
À cause de la pénurie de semi-conducteurs, Stellantis n'a pas pu produire 190.000 véhicules au premier trimestre. Huit de ses 44 usines à travers le monde sont actuellement touchées par du chômage technique.

Le groupe franco-italien pointe dans son communiqué des volumes globaux plus élevés, un effet prix positif et un impact favorable du mix marché et du mix produit, en particulier en Amérique du Nord et en Europe. Ses ventes consolidées (c'est-à-dire en excluant celles issues de joint-ventures) ont atteint 1,477 million de véhicules entre janvier et mars, ou 1,567 million sur une base proforma, en hausse de 11% par rapport à la même période il y a un an.

Ces résultats sont très appréciés en bourse: l'action Stellantis a gagné 7,03% ce mercredi à Paris, terminant en tête du CAC 40 et du secteur européen de l'automobile. "Les livraisons et les revenus de Stellantis pour le premier trimestre sont conformes ou supérieurs aux attentes", résume Jefferies. Les analystes tablaient sur un chiffre d'affaires entre 35 et 36 milliards d'euros.

Une dizaine d'usines impactées

Côté perspectives, le constructeur a confirmé ses ambitions annuelles. Il table notamment sur une marge opérationnelle courante entre 5,5% et 7,5% si la crise sanitaire ne se dégrade pas.

"Il est possible que pour l'industrie automobile mondiale, le problème (de pénurie de puces électroniques) déborde sur 2022."
Richard Palmer
CFO de Stellantis

Stellantis a d'ailleurs indiqué que la pandémie du Covid-19 - et la pénurie de semi-conducteurs qui en découle - l'a empêché de produire 190.000 véhicules au premier trimestre. Huit de ses 44 usines à travers le monde sont actuellement touchées par du chômage technique.

Et c'est loin d'être fini. La société craint que l'impact de la pénurie se fasse davantage ressentir entre avril et juin, avant une possible amélioration au cours du second semestre. "Bien que nous nous attendions à ce que le problème de la chaîne d'approvisionnement en puces s'atténue d'ici la fin de l'année, on ne peut pas clairement affirmer qu'il sera entièrement résolu en 2021", a toutefois prévenu son directeur financier (CFO) Richard Palmer. Évoquant une "visibilité restreinte", il estime probable que "pour l'industrie automobile mondiale, le problème déborde sur 2022".

Pour l'heure, le groupe gère la situation "au jour le jour", en fonction du stock - qui est tombé à 1,234 million de véhicules fin mars - et de la rentabilité des modèles. Cela ne semble pas inquiéter les analystes, pour qui la moindre faiblesse du cours de bourse est synonyme d'opportunité d'achat.

En bref

  • Capitalisation boursière: 46,45 milliards d'euros
  • Évolution du cours depuis la fusion: +20,02%
  • Ratio cours/bénéfice: 6,61
  • Nombre d'analystes à l'achat: 23 (82,1%)

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