Suez ferme la porte au projet "hostile et opportuniste" de Veolia

Veolia a proposé de racheter l'essentiel de la participation d'Engie dans Suez (29,9% sur un total de 32%) pour 15,50 euros par action. ©REUTERS

Le conseil d'administration de Suez a rejeté les avances de Veolia, considérant l'offre de son concurrent, chiffrée à 2,9 milliards d'euros, trop basse.

Dix jours après les premières approches de Veolia , le conseil d'administration de Suez a officiellement dit "non" à son concurrent français. Les administrateurs du premier fournisseur privé d’eau dans le monde rejettent un projet qu'ils jugent "hostile et opportuniste".

C'est surtout le prix proposé par Veolia sur la quasi-totalité de la participation d'Engie, 2,9 milliards d'euros, qui fait grincer des dents. Pour le C.A. de Suez, c'est "significativement inférieur à la valorisation intrinsèque" du groupe.

"Le projet pose d'importants problèmes de concurrence et réglementaires, en France et à l'étranger."
C.A. de SUEZ

"Problèmes de concurrence"

Outre le prix, un mariage avec Veolia "soulève de nombreuses critiques fondamentales", poursuit Suez qui craint d'être exposé "à un risque de prise de contrôle dans des conditions inacceptables". In fine, Veolia vise, en effet, le rachat de l'entreprise.

"Le projet pose d'importants problèmes de concurrence et réglementaires, en France et à l'étranger. Le 'grand champion' constitue un mirage industriel dans les services à l'environnement", déplore encore le board de Suez.

2,9 milliards
d'euros
Veolia met 2,9 milliards d'euros sur la table pour racheter l'essentiel de la participation d'Engie dans Suez (29,9% sur un total de 32%).

L'offre de Veolia, annoncée le 30 août, est encore valable jusqu'à la fin du mois.

Le politique a aussi son mot à dire étant donné que l'État français détient un petit quart d'Engie et une participation d'environ 4,5% dans Veolia via la Caisse des Dépôts et Consignations.

Ce mercredi, le ministre français de l'Économie a fait savoir qu'il recevrait prochainement les dirigeants de Suez "pour qu'ils nous fassent valoir leur vision des choses", tout en appelant les deux parties à éviter "des conflits inutiles".

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