Triomphe pour les Gafa, mais pas pour Twitter et Netflix

Apple, Facebook, Alphabet et Amazon ont battu les attentes. ©Getty Images via AFP

Les grands noms de la technologie ont publié dans l'ensemble de très bons résultats. Mais Twitter et Netflix ont laissé les investisseurs sur leur faim avec leurs prévisions.

La saison des résultats s'est avérée très bonne pour les grands noms de la technologie. Avec toutefois quelques bémols. Apple, Facebook, Alphabet et Amazon ont largement battu les attentes du marché avec leurs chiffres trimestriels. A Wall Street, leurs actions ont fortement progressé après les annonces des résultats.

3000
milliards de dollars
Apple pourrait voir sa capitalisation boursière progresser de 25% pour atteindre ce seuil d'ici l'année prochaine, estiment des analystes.

Après la publication des chiffres d'Apple , des analystes se sont mis à prédire que le groupe pourrait toucher 3.000 milliards de dollars de capitalisation boursière, confortant sa place de plus grande société cotée au monde. Actuellement, sa valeur s'élève à 2.241 milliards de dollars. "Nous pensons que ce trimestre écoulé sera au final la première étape sur le chemin d'Apple vers une capitalisation boursière de 3.000 milliards de dollars l'année prochaine", a commenté l'analyste Dan Ives de Wedbush. Le fabricant de smartphone a explosé ses ventes d'iPhone (+66%), de tablettes iPad (+79%) et d'ordinateurs Mac (+70%). Ses bénéfices ont plus que doublés sur un an, à 23,6 milliards de dollars

Du côté de Facebook et Alphabet , les bénéfices nets ont plus que doublé sur un an pour le réseau social, et ont progressé de 162% sur un an pour la maison-mère de Google. Amazon a triplé son bénéfice net à 8,1 milliards de dollars sur le trimestre.

Les grandes entreprises de la tech sont au bon endroit au bon moment. Le Covid-19 a accéléré la transformation numérique dans l'éducation, la santé, le télétravail et le e-commerce, et amélioré la rentabilité de ces firmes.
Darrell West
Brookings Institution

Des analystes soulignent que les quatre sociétés ont su tirer pleinement profit des périodes de confinement adoptées pour tenter d'enrayer l'épidémie de Covid-19. "Les grandes entreprises de la tech sont au bon endroit au bon moment. Le Covid-19 a accéléré la transformation numérique dans l'éducation, la santé, le télétravail et le e-commerce, et amélioré la rentabilité de ces firmes", a noté Darrell West, un chercheur du centre pour l'innovation technologique à la Brookings Institution.

Toutefois, Alphabet a prévenu dans ses résultats que la hausse de l'utilisation de ses services et des ventes ad sales pourraient ralentir une fois que les personnes reprennent leurs activités d'avant la pandémie.

Twitter et Netflix déçoivent

Les autres grands noms du secteur technologique ont par contre connu un trimestre difficile. Netflix a publié des résultats en dessous des attentes du marché et en dessous de ses propres attentes, en raison d'une production de films et de séries retardée pour cause de Covid-19. Twitter a lui annoncé des résultats en ligne avec les attentes, mais a prévenu d'une augmentation de ses coûts et ses dépenses. Le réseau social avertit lui aussi que l'utilisation de ses services pourrait ralentir après le boom pendant la pandémie.

Le réseau social s'appuie davantage sur la publicité que les autres comme Alphabet et Facebook. Il a constaté depuis le début de l'année un démarrage plus lent de son service.

De plus, dès le mois de mars 2020,  le moteur de recherche et son voisin Facebook ont investi dans les outils et plateformes pour faciliter les transactions en ligne, et inciter les ménages et les commerçants à utiliser leurs services, déjà très populaires pour le divertissement ou la recherche d'informations. Cela leur a permis de consolider leur emprise sur la publicité. Selon le cabinet d'études eMarketer, Facebook pourrait dépasser les 100 milliards de dollars de revenus publicitaires nets pour la première fois en 2021, et ainsi conserver la deuxième position en termes de parts de marché mondial (23,7%), derrière Google (28,6%), et loin devant Amazon (5,8%).

L'exception Microsoft

Microsoft a battu les attentes du marché et des prévisions meilleures que prévu. Mais cela n'a pas empêché le titre de reculer après cette annonce jeudi. "Les avantages fiscaux et monétaires ponctuels ont stimulé les chiffres du troisième trimestre de Microsoft et, par conséquent, le marché n'est pas aussi accueillant que ce à quoi on pourrait s'attendre face aux chiffres qui dépassent les attentes", a noté Nicholas Hyett, analyste actions chez Hargreaves Lansdown. Le bénéfice net avait inclus un avantage fiscal favorable de 620 millions de dollars provenant de décisions de justice en Inde. "C'est le danger de trader sur le type de valorisation dont bénéficie Microsoft, 32,8 fois les bénéfices de l'année prochaine. Si la société déçoit un peu, le marché sera impitoyable" a-t-il ajouté.

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