Trump et la Chine font peur aux marchés (Débriefing actions européennes)

©Bloomberg

Les menaces de Donald Trump envers le Mexique et une mauvaise statistique chinoise ont pesé sur les indices boursiers.

Les principales Bourses européennes ont nettement baissé ce vendredi après le double choc provoqué par la décision de Donald Trump de taxer tous les produits mexicains et par l'annonce d'une contraction de l'activité manufacturière en Chine. Ces deux nouvelles réveillent chez les investisseurs la peur d'une récession et entraînent un climat d'aversion au risque illustré par la chute des rendements obligataires. À Paris, l'indice CAC 40 a perdu 0,79%. À Francfort, le DAX a cédé 1,47% et à Londres, le FTSE 0,78%. L'indice Euro Stoxx 50 de la zone euro a reculé de 1,14%, et le Stoxx 600 de 0,81%.

Le nouveau coup d'éclat de Donald Trump a frappé en premier lieu le secteur de l'automobile, parce que de nombreux constructeurs se servent du Mexique comme base pour exporter vers les Etats-Unis mais aussi parce que les constructeurs européens ne peuvent que craindre d'être les suivants sur la liste. L'indice Stoxx de l'automobile a perdu 1,96%. Renault a cédé 4,55%, PSA 0,68%, Faurecia 6,98% et Volkswagen 2,6%.BMW (-1,63%) a prévu d'ouvrir courant 2019 une usine à San Luis Potosí, au centre du pays, et Daimler (-1,83%) produit camions et bus dans trois usines au Mexique.

L'indice Stoxx des ressources de base, très sensible lui aussi à la thématique commerciale, a lâché 1,63%. Au sein du secteur, Antofagasta a perdu 2,44% , Anglo American 2,02%, BHP 1,4% et Rio Tinto 2,34%.

Les banques espagnoles, comme Santander (-2,42%), Sabadell (-2,63%) et BBVA (-4,09%) ont également souffert en raison de leur exposition au marché mexicain. A Paris, Natixis a reculé de 15,94% alors que le titre se négocie ex-dividende et qu'il fait l'objet d'un abaissement de l'objectif de cours de Jefferies, qui s'inquiète de l'exposition de la banque à l'économie américaine.

A la Bourse de Francfort, Wirecard a chuté de 8,67%, affecté par la possibilité de plaintes dans le cadre d'une affaire de fraude sur des produits financiers. Selon le quotidien Handelsblatt, la fintech est parmi plusieurs prestataires de paiement dans le viseur des autorités pour avoir exécuté des transactions au nom de portails appartenant à un "réseau de cybercriminalité". L'entreprise assure au journal avoir respecté toutes les réglementations en vigueur.

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