Un "sursaut d'espoir" sur les marchés (débriefing actions européennes)

©AFP

Les marchés européens ont retrouvé le moral, portés par les valeurs cycliques. Selon Bloomberg, la Chine se dit en faveur d'un accord limité avec les Américains si ceux-ci renoncent à leur prochaine hausse de tarifs douaniers.

Les principaux indices boursiers ont clôturé en nette hausse ce mercredi en Europe, les investisseurs saluant les signes d'apaisement entre les États-Unis et la Chine. "Il y a un sursaut d'espoir. Mardi les investisseurs broyaient du noir à la fois sur le Brexit et sur l'issue de la réunion entre Washington et Pékin. Ce mercredi le marché est un peu plus optimiste sur le volet commercial", a observé auprès de l'AFP Daniel Larrouturou, gérant Actions à Dôm Finance. "Les dernières déclarations chinoises font état de leur bonne volonté en se montrant prêts à signer un accord partiel", ce qui "écarte la probabilité d'un échec total" des discussions conduites à partir de jeudi.

Le DAX allemand a progressé de 1,04%, le CAC 40 de 0,78% et le Footsie britannique de 0,33%. De son côté, l'indice paneuropéen Stoxx 600   a pris 0,42%. 

Presque l'ensemble des secteurs européens ont rebondi ce mercredi, à l'exception de segments plus défensifs comme les "utilities" (-0,07%) ou la distribution (-0,07%). À la Bourse de Paris, EDF a lâché 1,43% après avoir annoncé que la facture du chantier du réacteur nucléaire EPR de Flamanville devrait s'alourdir de 1,5 milliard d'euros pour atteindre 12,4 milliards. En cause, des problèmes de soudure qui reportent le chargement du combustible d'ici fin 2022.

Le titre Plastic Omnium a pour sa part chuté de 8,86%. L'équipementier automobile a lancé un avertissement sur résultats mardi soir en raison des difficultés rencontrées lors du démarrage d'une nouvelle usine en Caroline du Nord. Il vise désormais une marge opérationnelle autour de 6% cette année, tout en confirmant que son ebitda sera supérieur à celui de 2018. Le groupe avait déjà revu cet objectif à la baisse une première fois en juillet.

À Londres, GVC Holding, propriétaire de Ladbrokes, a bondi de 5,15% après avoir relevé ses objectifs annuels pour la seconde fois en trois mois, signalant une demande robuste dans ses boutiques de paris en dépit d’une réglementation plus stricte. La société table à présent sur un ebitda entre 670 et 680 millions de livres sterling (618 millions de dollars) contre une fourchette entre 650 et 670 millions auparavant.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect