Wall Street clôture en recul de 3%, plombée par les craintes d'une récession

©AFP

La Bourse de New York a clôturé en forte baisse ce mercredi, inquiète des signes d'un ralentissement économique mondial.

Les marchés américains ont clôturé en nette baisse ce mercredi, dans un marché toujours lesté par les craintes sur un ralentissement de l'économie mondiale. Le Dow Jones a lâché 3,05% à 25.479,42 points. Le Nasdaq a perdu 3,02% 7.773,94 points. Le S&P 500 a reculé de 2,93% à 2.840,60 points. Le marché avait pourtant bondi la veille après des gestes de l'administration Trump signalant un apaisement, au moins temporaire, des tensions commerciales entre Washington et Pékin.

Les valeurs technologiques ont pâti du pessimisme ambiant. Apple, Facebook, Amazon, Netflix et Alphabet ont perdu entre 2,7% et 4,6%. Les semi-conducteurs Advanced Micro Devices, Nvidia et Micron Technology ont cédé de 3,8% à 5,8%. Les chinoises cotées à Wall Street ne font pas mieux: Alibaba, JD.Com, NIO et Baidu ont lâché de 1,1% à 7,9%. Les valeurs industrielles Boeing et Caterpillar, très exposées au marché chinois, ont cédé respectivement 3,7% et 3,2%.

De son côté, le distributeur Macy's, qui a revu à la baisse ses objectifs annuels après avoir fait état de résultats inférieurs aux attentes au deuxième trimestre, une première en l'espace d'au moins deux ans, a dégringolé de plus de 13%. Ses concurrents Kohl's, Target et Nordstrom ont perdu de 2,8% à 11%.

"Les données économiques en provenance de Chine et d'Allemagne sapent le moral des investisseurs."
Lilan Currens
Schaeffer

Mais des statistiques en provenance de Chine, où la croissance de la production industrielle est tombée en juillet au plus bas en 17 ans, et d'Allemagne, où l'activité économique s'est contractée au deuxième trimestre, ont suscité une vague d'inquiétudes. "Les données économiques en provenance de Chine et d'Allemagne sapent le moral des investisseurs", a souligné Lilan Currens de Schaeffer. Le rendement sur les bons du Trésor américains à dix ans est passé temporairement mercredi sous celui des bons à deux ans, pour la première fois depuis 2007.

Ce phénomène, connu sous le nom d'"inversion de la courbe des taux", reflète la différence de rendement accordé par l'Etat américain aux investisseurs misant sur sa dette à court ou à long terme. Particulièrement redouté des marchés financiers, il est généralement l'indicateur avancé d'une récession. Le taux d'intérêt sur la dette à 30 ans est lui tombé à son plus bas historique.

La combinaison des indicateurs et de la chute des taux à long terme "accroît la peur d'une récession imminente", selon Tony Dwyer, stratégiste pour Canaccord Genuity. Mais cela pourrait aussi inciter la Banque centrale américaine (Fed) à abaisser plus fortement les taux d'intérêt dans les prochains mois et ainsi "déclencher un rebond de l'activité économique d'ici la fin de l'année", tempère-t-il.

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