Wall Street signe sa plus forte baisse depuis le krach de 1987

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Le Dow Jones termine la séance de ce jeudi sur une chute de près de 10%, soit son recul le plus marqué depuis octobre 1987.

Après une ouverture en baisse de plus de 7%, la Bourse de New York a réduit ses pertes peu de temps après la clôture des marchés européens, revigorée par l'annonce faite par la Réserve fédérale de New York de mettre 1.500 milliards de dollars supplémentaires pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. La Fed va ainsi programmer de nouvelles opérations de refinancement destinées aux banques et des achats massifs de bons du Trésor.

Mais, les investisseurs semblent en vouloir plus et la remontée des indices a tourné court, confirmant l'entrée des marchés US en "bear market". Les trois principaux indices ont perdu environ 25% de leur valeur depuis leurs derniers records... signés il y a seulement 16 séances.

Ce jeudi, le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq ont glissé de près de 10%, la pire chute depuis 33 ans et le "Black Monday" d'octobre 1987. La SEC, le gendarme américain des marchés, a instauré depuis cette date des "coupe-circuits" pour prévenir de trop fortes baisses. Ils ont été activés par deux fois depuis le début de la semaine. 

-9,99%
La chute du Dow Jones
Le Dow Jones enregistrant sa plus lourde chute depuis le krach boursier d'octobre 1987, sur fond de panique générale en raison de la pandémie de coronavirus, s'est effondré de 9,99% à 21.200,47 points. Le Nasdaq a plongé de 9,43% à 7.201,80 points et le S&P 500 a chuté de 9,51% à 2.480,73 points.

Crash aérien 

L'indice mesurant la volatilité des marchés US, surnommé "indice de la peur" à Wall Street, a atteint un plus haut niveau historique, clôturant la séance de jeudi à 75,47 après un bond de 21 points.

Les compagnies aériennes, tout comme les voyagistes, ont été pris de court par la décision du président Trump de limiter drastiquement les voyages en provenance d'Europe. American Airlines a cèdé 17,28%, Delta Air Lines 21,02%, United Airlines 24,85%. L'indice sectoriel des compagnies aériennes a chuté de plus de 15%.

Le constructeur aéronautique Boeing a abandonné quant à lui plus de 18%, voyant même en cours de séance les transactions suspendues sur son titre. JPMorgan a abaissé sa recommandation sur l'action à "neutre". 

La décision de Donald Trump a également affecté les cours du brut, le Brent perdant 7,4%. 

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