Wirecard s'écrase et cède sa place à Francfort (débriefing actions européennes)

©AFP

Les doutes sur la vigueur de la reprise de l'économie mondiale ont refroidi les marchés européens. Le ton adopté par les banques centrales a pesé sur les échanges.

Retour sur terre pour les principales bourses européennes. Le recul constaté ce jeudi fait essentiellement suite aux inquiétudes exprimées par la Réserve fédérale pour la santé de l'économie américaine.

En cours de séance, les marchés ont pris note des "minutes" de la BCE, apprenant notamment que, selon la Banque centrale européenne, "L'évolution favorable des marchés n'est pas totalement soutenue par les indicateurs économiques". Un compte-rendu qui a dissuadé les investisseurs de prendre des risques.

À Paris, l'indice CAC 40 a abandonné 1,33% à 4.911,24 points. Même tendance à Francfort où le Dax a cédé 1,14% et à Londres avec un FTSE 100 en repli de 1,61%.

Rares étaient les valeurs à pointer dans le vert à la clôture des marchés. Les valeurs financières, les constructeurs auto et le secteur des matières premières ont été les plus affectés par le mouvement baissier du jour.

Sur le marché parisien, les plus fortes baisses du CAC 40 sont à mettre à l'actif de Renault (- 4,86%), ArcelorMittal (- 4,08%) et Crédit agricole (-2,71%).

Seules trois valeurs sur 40 ont pu avancer à la Bourse de Paris. Parmi elles, Accor (+2,24%). Le leader européen de l'hôtellerie a profité d'une indiscrétion de nos confrères du Figaro. Selon le journal français, le groupe hôtelier étudie la possibilité d'un rapprochement avec le propriétaire des hôtels britanniques Holiday Inn.

Plus forte hausse du CAC, Unibail-Rodamco ( +2,85%) a tiré son épingle du jeu. Une hausse qui fait du bien au spécialiste de l'immobilier commercial après une chute de près de 20% en six séances.

À Francfort, Wirecard (-4,56) va bientôt quitter l'indice de référence. La fintech a vu presque tout son actionnariat fuir depuis la fin juin et la révélation du maquillage de ses comptes. Son titre est passé en deux mois de 104 euros à un peu plus d'un euro, soit une chute de 98%. C'est le spécialiste de la livraison de repas, Delivery Hero, qui remplacera Wirecard à compter du 24 août.

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