analyse

-14,21%, le plongeon historique de l'indice Bel 20

©BELGA

En une seule séance, celle de jeudi, le principal indice de la Bourse de Bruxelles a plongé de 14,21%!

Du jamais vu pour l'indice Bel 20! L'indice phare de l'opérateur boursier Euronext Bruxelles a signé sa plus médiocre performance journalière depuis son lancement en janvier 1990. Il a clôturé la séance sur un plongeon de 14,21% à 2.701,0 points. Soit quasi à son plus bas niveau de la séance de 2.697,94 points. Depuis le début de la débandade des marchés le 17 février dernier, le Bel 20 accuse une perte de 35,66%!

Les valeurs financières ont été les principaux artisans de la chute du Bel 20. En quelques heures à peine, ING a effacé 19,4% de sa valeur, KBC 19,1% et Ageas 15,8%. Les valeurs financières ont-elles été victimes de ventes de panique? Et cela, le jour même où les principales mesures annoncées ce jeudi par la Banque centrale européenne (BCE) à l'issue de sa réunion sont dédiées au secteur bancaire.

De plus, les autorités monétaires ont précisé être bien décidées à garantir "la solidité prudentielle globale des banques". Alors, le matraquage des valeurs financières serait-il injustifié? Quelle qu'en soit la réponse, un élément rassure. Le prix à payer pour s'assurer d'un éventuel défaut de paiement de ces trois acteurs reste à des niveaux assez bas. Le CDS (credit default swap) à 5 ans d'ING par exemple est à peine de 43 points. 

GBL pire que les indices

De toute évidence, ce n'est pas sur la solidité financière de la banque au lion que les investisseurs en ont. Mais plutôt sur cette épidémie de coronavirus qui fait dérailler l'ensemble de marchés de la planète. Et qui a fortement affecté l'action du holding GBL (-20%) très investi dans des actions cotées sur différentes places boursières, comme Adidas à Francfort qui a chuté de 40% en 3 semaines. 

Celle de ses "confrères" Ackermans & van Haaren (-7,4%) et Sofina (-8,6%) ont perdu moins que la plupart des indices boursiers. 

La valeur d'AB InBev en bourse continue de fondre. Elle n'est plus que de 74 milliards d'euros, contre un peu plus de 200 milliards à la fin de 2016.

Les valeurs défensives se sont globalement mieux comportées que les cycliques. Excepté une fois encore AB InBev. Tombé à 36,93 euros, soit à son plus bas niveau depuis l'été 2011, ce titre accuse une perte de 16,6%. Le premier brasseur au monde ramène ainsi sa valeur à la Bourse de Bruxelles à 74 milliards d'euros contre un peu plus de 200 milliards au moment du lancement de son OPA sur SABMiller à l'automne 2016. Dans le Bel 20, sa pondération a fondu à 8,9%.

Pour ce qui concerne les autres valeurs, UCB s'est contractée de 8,3% et Telenet de 10,3%. Aucune action n'est parvenue à progresser. Colruyt a cependant réussi à limiter ses pertes à 4,1%. 

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