Barco et ING quittent le Bel 20

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On connaît l'issue de la traditionnelle chaise musicale du mois de mars: Barco et ING sortent de l'indice phare de la Bourse de Bruxelles, au profit d'Elia et Melexis.

Le nouveau Bel 20 est arrivé! Comme chaque année à la même période, le comité des indices d'Euronext Bruxelles, l'opérateur boursier qui gère la Bourse de Bruxelles, s'est réuni pour réviser la composition de notre indice phare. Et il a annoncé après la clôture des marchés européens que deux nouvelles valeurs vont le rejoindre à partir du lundi 22 mars prochain: Elia et Melexis . Elles vont remplacer deux autres titres bien connus des investisseurs belges: Barco (présent depuis mars 2019) et ING (présent depuis mars 2016).

Un changement qu'avait déjà prédit KBC Securities le mois dernier. Selon ses calculs, Barco était tombé à la 24e place des plus grandes entreprises cotées sur le marché belge. Or c'est la sortie automatique après la 22e place.

Barco

L'entreprise belge, spécialisée dans les technologies de l'image et active dans le secteur du cinéma, a subi de plein fouet les mesures de confinement liées à la crise sanitaire. Ses ventes ont chuté de 29% l'an dernier, tandis que son résultat net est tombé dans le rouge, à -4,4 millions d'euros.

-1
milliard d'euros
En un peu plus d'un an, la capitalisation boursière de Barco a fondu de 1 milliard d'euros environ.

En bourse, les investisseurs ne lui ont pas fait de cadeau. L'action Barco a dégringolé de 43,04% en 2020. Sa capitalisation boursière a également fondu, tombant de 2,8 milliards d'euros fin 2019 à 1,6 milliard fin de l'année dernière. Et même si une lueur d'espoir est apparue il y a un mois avec l'annonce d'un boom du cinéma en Chine, cela n'a pas suffi à faire revenir Barco dans la course.

La société vaut actuellement environ 1,9 milliard d'euros en bourse. Bien loin derrière les plus importantes sociétés qui composent le Bel Mid - l'indice de référence des moyennes capitalisations boursières à la Bourse de Bruxelles - comme D'Ieteren (4,3 milliards), Lotus Bakeries (3,5 milliards) ou encore Shurgard (3,3 milliards).

ING

On savait qu'ING était sur un siège éjectable depuis de nombreux mois. En cause, son manque de "belgitude". Les employés belges de la banque néerlandais ne représentent plus qu'une toute petite partie de l’ensemble de ses effectifs. Or, selon le règlement qui régit la composition de l'indice belge, "les membres du Bel 20 ayant un autre marché de référence qu’Euronext Bruxelles peuvent rester dans le Bel 20 tant qu’au moins 15% du personnel est belge."

Pour mémoire, la même explication avait été invoquée pour faire sortir Engie en 2019. Les employés belges de l'énergéticien français représentaient alors moins de 5% du nombre total d’emplois du groupe.

Avec ING, le Bel 20 dit adieu à l'un de ses poids lourds. Rappelons qu'en termes de capitalisation boursière, ING (40,5 milliards d'euros) est actuellement sur la deuxième place du podium, derrière AB InBev (105,6 milliards).

Elia

Le gestionnaire de réseau électrique Elia était le grand favori pour faire son entrée au sein du Bel 20. Ou plutôt son retour puisque le titre avait déjà fait partie de l'indice belge entre mars 2012 et mars 2017. À l'époque, la société avait quitté le Bel 20, car elle affichait une capitalisation boursière trop faible. Elle valait 1,3 milliard d'euros avec un capital flottant - soit la proportion d'actions en libre circulation - de 50%.

2021 signe le grand retour d'Elia au sein du Bel 20. Le gestionnaire de réseau électrique avait déjà fait partie de l'indice belge entre 2012 et 2017.

L'entreprise se porte bien aujourd'hui. Début mars, elle a fait état d'une hausse de 0,6% de son résultat net ajusté en 2020, à 308,1 millions d'euros. Sa croissance est plus flagrante en bourse, avec un bond de 23,26% l'an dernier. Sa capitalisation boursière a dépassé les 7 milliards d'euros en janvier avant de retomber aux alentours des 6 milliards.

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