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Telenet et AB InBev affichent les plus fortes décotes au sein du Bel 20

©BELGA

Les objectifs à la hausse et les cours à la baisse ont permis un redressement significatif du potentiel des composantes du Bel 20.

Les cours des valeurs de l’indice Bel 20 ont lourdement corrigé durant le mois écoulé, avec un recul moyen de 3,6%, emmené par un important contingent de sept valeurs qui ont reculé de plus de 7% : AB Inbev, Ageas, Aperam, Sofina, Solvay, UCB et Umicore. Ce dernier groupe affiche même une correction proche de 13% par rapport à la mi-août. Les progressions ont été peu nombreuses (seulement cinq titres) et de faible amplitude, la  plus forte étant à mettre au crédit de Melexis (+4%)

-3,6%
Le recul moyen des valeurs de l'indice Bel 20 depuis la mi-août.

Dans le même temps, les objectifs moyens ont poursuivi leur progression à la suite d'une période de publication de résultats bien accueillie par le marché, avec pas moins de 15 valeurs en hausse, emmenées par WDP (+9%), Ackermans (+8%) et UCB (+5%), tandis que Galapagos a une nouvelle fois mené les baisses avec un recul de 8%.

Ces évolutions contrastées ont permis un redressement significatif du potentiel moyen des composantes du Bel 20, qui est passé de 5,8% à 10,8% durant le mois écoulé. Melexis est le seul groupe à afficher encore une prime significative, tandis que les décotes les plus importantes peuvent aujourd’hui être trouvées chez Telenet (42%), AB Inbev (35%), Galapagos (27%), UCB (24%) ou encore Ageas (22%).

Gagnants et perdants 

AB Inbev a été touché de plein fouet par une vague de révisions négatives, à mesure que les analystes ont intégré des perspectives moins favorables à la suite de la publication des chiffres semestriels, notamment concernant l’évolution des prix pour les matières premières en 2022. JP Morgan Cazenove est ainsi passé en position neutre sur le brasseur belge, tandis que de nombreux autres courtiers (notamment Credit Suisse, Jefferies, Bernstein, Deutsche Bank et Bank of America) se sont contentés d’abaisser (parfois significativement) leur objectif.

AB Inbev a été touché de plein fouet par une vague de révisions négatives, à mesure que les analystes ont intégré des perspectives moins favorables suite à la publication des chiffres semestriels.

Galapagos a vu les analystes poursuivre l’ajustement de leurs attentes sur le groupe biotech, avec un avis descendu en position neutre chez Barclays, et des objectifs ajustés à la baisse chez Goldman Sachs, JP Morgan Cazenove ou UBS. Les analystes soulignent généralement la confiance brisée dans la plate-forme technologique du groupe, le caractère très précoce des traitements dans le pipeline, et les incertitudes si le groupe venait à réaliser des acquisitions pour gonfler son portefeuille de produits.

WDP a enregistré deux révisions favorables de ses objectifs chez UBS et ING, en raison d’un contexte qui reste extrêmement favorable pour les groupes immobiliers actifs dans l’immobilier de logistique. Ils soulignent notamment le faible niveau de vacance locative dans la plupart des grandes régions européennes, avec la perspective d’une hausse des revenus locatifs durant les prochaines années.

UCB a vu son avis relevé vers l’achat chez JP Morgan, à la suite de l’annonce de bons résultats semestriels et du feu vert reçu des autorités européennes pour la commercialisation du Bimekizumab (psoriasis). L’analyste estime que le Zilucoplan pourrait également dégager des ventes tournant autour du milliard d’euros durant les prochaines années. UCB a également enregistré des hausses d’objectifs, chez ING, Barclays ou Goldman Sachs.

Autres avis

Aedifica a été descendu d’une note chez KBC Securities (vers accumuler), qui souligne que le potentiel haussier sur le titre est trop réduit pour justifier encore une note maximale.

KBC a été descendu vers conserver chez Leleux, l’analyste pointant la solidité financière du groupe bancaire et la généreuse politique de distribution en faveur des actionnaires. 

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