Consensus Bel 20 : Potentiel stable autour de 14%

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Les modifications ont été peu nombreuses, avec un potentiel qui s’est légèrement creusé depuis la mi-septembre.

Les analystes sont globalement restés sur leurs positions sur le mois écoulé, les objectifs moyens reculant en moyenne de 0,3%, avec peu de mouvements notables en dehors de Galapagos (-5%), Ackermans (-4%), ArgenX (+3%), Solvay (+2%) et WDP (+2%).

14,4%
Le potentiel de l'indice Bel 20 s'est légèrement creusé en un mois.

Dans le même temps, les cours des composantes de l’indice Bel 20 se sont appréciés de 0,4%, les progressions d’ArgenX (+23%) ou Telenet (+10%) étant compensées par les reculs d’ING (-13%), KBC (-9%) ou Aedifica (-6%). Dans un mois marqué par un statu quo, le potentiel de l’indice Bel 20 s’est légèrement creusé de 14,2 vers 14,4%, les plus fortes décotes étant affichées par Barco (53%), ING (32%) et KBC (32%). Quatre valeurs (ArgenX, Sofina, Colruyt, WDP) affichent à l’inverse une prime par rapport à leur objectif moyen.

Gagnants et perdants         

AB InBev a enregistré des révisions globalement positives, avec un avis relevé vers l’achat chez Jefferies tandis que Barclays a remonté son objectif. Les analystes soulignent notamment l’amélioration des tendances attendues sur l’Amérique latine (qui devrait compenser partiellement l’évolution négative attendue dans les autres grandes régions) et un consensus de marché qui semble actuellement trop pessimiste au vu de la bonne résistance de l’activité depuis le début 2020.

Galapagos a, une nouvelle fois, été très entouré, avec des révisions qui ont été dans un premier temps orientées à la baisse (notamment chez JP Morgan, Barclays ou Sanford Bernstein) afin de prendre en compte le retard pris par le Filgotinib dans son processus d’approbation sur le marché américain. Dans un second temps, les analystes (notamment Citi Research, UBS ou Degroof Petercam) ont toutefois eu tendance à relever leurs attentes suite au feu vert reçu par le même Filgotinib sur le marché européen. L’ampleur des révisions négatives a toutefois largement dépassé celle des révisions positives.

Telenet a bénéficié de nombreuses révisions favorables durant le mois écoulé, avec des avis qui sont passés à l’achat chez Berenberg, KBC Securities, Citi Research ou Morgan Stanley. Certains analystes soulignent notamment la forte décote du titre par rapport à ses principaux concurrents au regard du dividende élevé, ce qui offre aujourd’hui un bon niveau d’entrée pour les investisseurs. Berenberg estime pour sa part que le groupe pourrait décider de vendre ses 3.000 tours de communication afin de dégager des moyens pour racheter VOO et d’investir dans le déploiement du réseau.

Proximus a été descendu en position vendeuse chez Barclays, l’analyste estimant qu’il existe aujourd’hui peu de catalyseurs favorables pour les prochains mois.

Proximus a été descendu en position vendeuse chez Barclays, l’analyste estimant qu’il existe aujourd’hui peu de catalyseurs favorables pour les prochains mois. De son côté, Citi Research est passé en position neutre sur le premier groupe télécom belge, en estimant que le potentiel est désormais relativement limité sur le titre.

KBC a enregistré des variations dans des sens divers, avec un rating descendu en position vendeuse chez Kepler Cheuvreux; et une note relevée à l’achat chez Deutsche Bank. Chez le premier courtier, l’analyste estime que la prime affichée par le groupe ne se justifie pas vraiment avec des résultats susceptibles de décevoir pour le deuxième semestre, et il préfère une exposition sur ING au niveau du Benelux. Chez la Deutsche Bank, l’analyste estime au contraire que le groupe belge devrait être un des premiers du secteur bancaire européen à retrouver une certaine forme de normalité au niveau opérationnel.

Autres avis

Solvay a vu son objectif lourdement ajusté à la baisse chez ING, afin de prendre en compte le contexte difficile de plusieurs secteurs clients comme l’automobile ou l’aéronautique.

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