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Dividende optionnel? Préférez les actions au cash!

Cette année, les entreprises cotées sur Euronext Bruxelles ont renforcé leur bilan à hauteur de 219,3 millions d’euros via le dividende optionnel.

Parmi les entreprises belges ayant proposé un dividende optionnel, les actions ont remporté cette année moins de succès que l’an dernier. Même si elles sont plus lucratives que le cash.

La semaine dernière, la société d’investissement Gimv était la dernière à communiquer le pourcentage d’actionnaires ayant opté pour un dividende en (nouvelles) actions plutôt qu’en numéraire. Avec 63%, Gimv obtient un des meilleurs scores dans le sondage de popularité que représente souvent le dividende optionnel. Car le nombre d’actionnaires prêts à laisser leur argent dans l’entreprise est révélateur de la confiance qu’ils accordent à son management.

58,1%
Des actions plutôt que du cash
En moyenne, 58,1% des actionnaires ont opté pour un dividende en actions lorsque cette option était proposée.

Seuls le holding Texaf (spécialisé dans les investissements au Congo) et le groupe de location d’immeubles Wereldhave Belgium font mieux avec 65%.

En moyenne, 58,1% des actionnaires ont opté pour un dividende en actions lorsque cette option était proposée, ce qui représente une légère baisse par rapport à l’an dernier (61,7%). Dix entreprises belges ont proposé cette option, contre 13 en 2020.

©Filip Ysenbaert

Décote

Dans presque tous les cas, le choix de percevoir un dividende en actions rapporte davantage. Les entreprises belges ont accordé une réduction moyenne de 6,5% aux actionnaires ayant choisi de recevoir de nouvelles actions. Suite au récent rallye boursier, les cours actuels affichent une hausse de 17% par rapport à leur prix de souscription. Aujourd’hui, aucune action ne se négocie en dessous de son prix de souscription.

Dans presque tous les cas, le choix de percevoir un dividende en actions rapporte davantage. Les entreprises belges ont accordé une réduction moyenne de 6,5% aux actionnaires ayant choisi de recevoir de nouvelles actions.

Le choix d’un dividende en actions est la plupart du temps une situation win-win pour l’entreprise et ses actionnaires. En créant de nouvelles actions, les entreprises évitent de devoir sortir du cash et augmentent leurs fonds propres. Elles peuvent ainsi investir davantage et se renforcer à long terme. Les actionnaires quant à eux bénéficient d’une décote et ne doivent payer ni la taxe boursière, ni les frais de transaction pour augmenter leur participation. Même si certains courtiers facturent des frais (minimes) aux clients optant pour un dividende en actions. Un inconvénient évident se situe au niveau de la dilution des actions: en d’autres termes, il faudra répartir les bénéfices futurs sur un nombre plus important d’actions.

Le fisc n’est pas non plus perdant car l’État perçoit 30% de précompte mobilier sur le coupon, le solde pouvant être réinvesti en nouvelles actions.

Cette année, les entreprises cotées sur Euronext Bruxelles ont renforcé leur bilan à hauteur de 219,3 millions d’euros via le dividende optionnel. Le groupe immobilier Cofinimmo représente la part du lion avec 64,8 millions d’euros.

Barco

Cela aide bien entendu si les actionnaires de référence donnent le bon exemple. Chez Barco – spécialisé en imagerie – tant le patron Charles Beauduin que la société d’investissement 3D des familles Donck et Desimpel ont choisi de percevoir la totalité de leurs dividendes en actions, ce qui représente près de la moitié de l’économie de 13 millions d’euros ainsi réalisée par Barco. Du côté du CEO, cette décision ne devrait pas étonner, étant donné qu’il achète régulièrement des actions Barco en bourse.

Cette année, la lanterne rouge est la société Ter Beke. Alors qu’en 2020, 74% des investisseurs avaient opté pour le dividende en actions, ils ne sont plus que 56,4% cette année.

Chez Texaf, le président Philippe Croonenberghs a perçu 71% de ses dividendes en actions, un pourcentage comparable à celui de la famille chinoise Cha, qui contrôle 10% du capital de Texaf.

Cette année, la lanterne rouge est la société Ter Beke . Alors qu’en 2020, 74% des investisseurs avaient opté pour le dividende en actions, ils ne sont plus que 56,4% cette année. Ce qui signifie que la famille Coopman, qui contrôle les deux tiers du groupe alimentaire, a choisi de percevoir une partie importante de ses dividendes en numéraire.

Retail Estates

Cette année, Care Property et Retail Estates entre autres ont annulé l’option de perception du dividende en actions, comme l’avaient fait l’an dernier Aedifica et Xior .

Chez Retail Estates, cette décision s’explique peut-être par le fiasco de l’an dernier, où seuls 5,6% des actionnaires avaient choisi les actions, ce qui représente probablement le pourcentage le plus bas de toute l’histoire des dividendes optionnels belges. Les actions du propriétaire de magasins de banlieue étaient en effet émises à un prix supérieur à leur cours de bourse. La raison? FNG – un important locataire – a déposé le bilan après l’annonce des modalités du dividende optionnel et les marchés ont plongé à cause de la deuxième vague de coronavirus. "Le choix du dividende en actions s’apparente à de la charité", avait déclaré le CEO Jan De Nys. Vu qu’entre-temps le bailleur de magasins a publié des chiffres encourageants, De Nys n’a plus besoin de charité. Les rares actionnaires ayant tout de même opté pour un dividende en actions ont bénéficié d’un rendement de 18%.

Le résumé

  • En moyenne, 58,1% des actionnaires ont opté pour un dividende en actions lorsque cette option était proposée, ce qui représente une légère baisse par rapport à l’an dernier (61,7%).
  • Les entreprises belges ont accordé une réduction moyenne de 6,5% aux actionnaires ayant choisi de recevoir de nouvelles actions.
  • Ceux qui ont systématiquement opté pour les actions au lieu du cash cette année réalisent désormais un bénéfice de 16,5%.
  • Seules dix entreprises belges ont proposé un dividende optionnel, contre 13 en 2020.

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