Elia et Melexis candidats pour entrer dans le Bel 20

©BELGA

Elia est le grand favori pour remplacer Barco au sein de l'indice, selon KBC Securities. Melexis doit, elle, espérer que la "belgitude" du néerlandais ING soit remise en question.

Après son rally record de ces dernières années, la situation de l’action Melexis étonne: malgré une valorisation boursière de 4 milliards d’euros, ce qui place l’action dans le top 15 des plus grandes capitalisations belges, le développeur de puces électroniques n’a toujours pas été intégré dans l’indice Bel 20 d’Euronext Bruxelles et n’a aucune garantie qu’il le sera le 19 mars lors de la révision du baromètre boursier.

La faute au sacro-saint règlement du Bel 20, dont les innombrables (nouvelles) règles l’ont éloigné entre-temps du principe simple des "20 plus grandes actions belges" qui a fondé sa création en 1991.

4
milliards d'euros
La valorisation boursière de Melexis.

Au fil des années, la direction de la bourse non seulement a exclu de la valeur boursière les titres détenus par des actionnaires à long terme, mais a également imposé un certain volume d’échanges. Des règles qui jouent au détriment des entreprises belges s’appuyant sur un large actionnariat stable, comme Lotus Bakeries et Gimv .

De surcroît, on a fini par ne plus disposer de 20 entreprises belges remplissant tous les critères. Il a donc fallu faire appel à quelques "vrais-faux" profils belges pour compléter le tableau, d’abord avec Engie et ensuite avec ING .

Aujourd’hui, la banque "orange" ne semble plus afficher une "belgitude" suffisante. Dans le rapport 2019 du groupe – qui avait été publié en 2020 après la révision du Bel20 – on lit en effet que les employés belges du groupe néerlandais ne représentent plus 14% de l’ensemble de ses effectifs. Or, comme le stipule le règlement de l’indice belge: "Les membres du Bel 20 ayant un autre marché de référence qu’Euronext Bruxelles peuvent rester dans le Bel 20 tant qu’au moins 15% du personnel est belge."

ING est donc sur un siège éjectable. Idem pour Barco . Après l’année 2020 catastrophique, le groupe d’imagerie ne se situe plus qu’à la 24e place des plus grandes entreprises, selon les calculs de KBC Securities (ou à la 23e si on exclut ING). Au-delà de la 22e place, c’est la sortie automatique.

"Selon les calculs de KBC, Elia se trouve à la 15e place, ce qui lui confère un ticket d’entrée dans le Bel 20."

À l’inverse, selon les calculs de KBC, Elia se trouve à la 15e place (14e sans ING), ce qui lui confère un ticket d’entrée (octroyé automatiquement à partir de la 18e place). Le gestionnaire de réseau électrique est donc le grand favori pour remplacer Barco. Les lignes à haute tension ne sont peut-être pas appréciées du grand public, mais les investisseurs raffolent du business model d’Elia, résistant à la récession et générateur de dividendes.

Dans le classement établi par KBC Securities, Melexis se situe à la 19e place, ce qui ne lui offre donc pas une entrée automatique. Sauf en cas d’exclusion d’ING. Pour le développeur de puces, une telle entrée couronnerait un superbe parcours de croissance au cours de ces dix dernières années. Depuis la fin de 2009, Melexis a procuré annuellement un rendement moyen de 31,5% (y compris les dividendes réinvestis), contre 7,5% pour le Bel 20.

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