Goldman Sachs fait le ménage dans les télécoms belges (débriefing actions belges)

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La Bourse de Bruxelles a souffert de la chute de Proximus, lui-même plombé par une note de la banque d'investissement Goldman Sachs. Mais la séance fut particulièrement difficile ce mardi pour la biotech Oxurion.

Ouvrant la séance sur une note hésitante (-0,11%), le Bel 20 s'est enfoncé dans le rouge au fil de la séance de ce mardi. L'indice phare de la Bourse de Bruxelles a clôturé sur un recul de 0,97% à 3.488,17 points, signant au passage l'une des plus fortes baisses en Europe. Seules trois valeurs sont parvenues à garder la tête hors de l'eau: Galapagos (+0,63% à 151,65 euros), Ontex (+0,37% à 13,64 euros) et argenx (+0,08% à 125,20  euros).

Le titre Proximus a terminé lanterne rouge (-6,17% à 25,86 euros) en raison d'un changement de recommandation défavorable. Goldman Sachs a abaissé sa note à "vendre" contre "neutre" auparavant. La banque d'investissement américaine estime que la société est la plus à risque parmi les télécoms belges compte tenu de ses importants investissements dans la fibre optique. C'est pourquoi son objectif de cours passe également de 23 à 21 euros. Lire notre article

Le broker a par ailleurs réduit son objectif de cours pour Telenet (-2,31% à 44,82 euros), qui tombe à 58 euros contre 61 euros précédemment. Sa recommandation reste cependant à "acheter".

Journée noire pour Oxurion

Hors Bel 20, Oxurion (-42,91% à 3,18 euros) a perdu près de la moitié de sa capitalisation boursière en une seule séance. La biotech a dévoilé les résultats décevants de son essai clinique de phase IIa qui évaluait la combinaison entre son produit THR-317 avec le ranibizumab pour le traitement de l'oedème maculaire diabétique (DME). Aucune amélioration n’a été constatée avec la thérapie combinée au niveau de la correction de l’acuité visuelle par rapport à la monothérapie. Lire notre article

Déception également du côté de Deceuninck (-1,79% à 1,92 euro). Le producteur de profilés en PVC pour portes et fenêtres a subi de plein fouet le ralentissement économique en Turquie. Ses ventes totales ont reculé de 8,5% d’euros à 312,5 millions d’euros et son résultat opérationnel de 17,3% à 30,2 millions d’euros. "Le ralentissement économique en Turquie n’est pas un facteur nouveau, mais il a eu une incidence plus importante que prévu sur les marges", souligne Nathalie Debruyne, analyste chez Degroof Petercam. Son objectif de cours passe de 2,40 à 2,05 euros mais sa recommandation reste à "conserver".

Enfin, Xior a pris 0,55% à 46,05 euros. Kepler Cheuvreux a démarré le suivi de la valeur avec une recommandation à "conserver" et un objectif de cours de 46 euros. "À la suite d'une vague d’acquisitions, le ratio d'endettement de Xior devrait dépasser 55% d’ici la fin de l’année, ce qui rend probable une augmentation de capital", prévient le broker.

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