Publicité
Publicité

Horizon brouillé pour Kinepolis et Barco

©Remko Kool

Sale temps pour les cinémas. Alors que le deuxième plus grand opérateur de salles au monde est à un souffle de l'asphyxie, tout le secteur suffoque.

Cineworld dégringole lourdement à la Bourse de Londres après avoir confirmé la fermeture temporaire de toutes ses salles aux États-Unis et au Royaume-Uni. L'opérateur international a pris cette décision en réaction au report de la sortie du très attendu nouveau James Bond.

L'action Cineworld , cotée à la Bourse de Londres, a dégringolé de 60% ce lundi à l'entame des échanges et perd plus de 30% à mi-séance. La valorisation boursière du numéro 2 mondial du secteur avait déjà fondu de plus de 80% avant la séance du jour.

Année boursière chaotique pour Cineworld

Problèmes de liquidités

Ce qui fait fuir les investisseurs, ce sont les problèmes de liquidités de l'opérateur de salles obscures. La dette de Cineworld a grimpé à 8,5 milliards de dollars, contre seulement 467 millions de dollars en 2017, année où Cineworld avait massivement investi dans son expansion à l'international.

Il est maintenant certain que Cineworld devra lever des fonds supplémentaires pour éviter la banqueroute. Chez Citigroup, on estime que le groupe aurait besoin d'argent frais à partir de janvier 2021. La note pourrait atteindre les 500 millions de dollars. Et pour ne rien arranger, les analystes de Citi craignent que "cela soit financé à un coût important".

8,5 milliards
de dollars
La dette de Cineworld a grimpé à 8,5 milliards de dollars, contre seulement 467 millions de dollars en 2017.

"Un restaurant sans contrôle sur le menu"

Les secousses dues à l' effondrement du cours de Cinéworld ont été ressenties jusqu'à Bruxelles. Kinepolis affiche la plus forte baisse du jour sur le marché bruxellois avec un repli de 11,22% vers 12h30. Son titre évolue à présent à son plus bas niveau de l'année.

"Les mauvaises nouvelles se succèdent sans relâche dans l'industrie cinématographique", souligne KBC Securities. L'analyste de la banque Guy Sips compare la position des exploitants de salles de cinéma après le report de la sortie du dernier 007 à celle d'"un restaurant sans contrôle sur le menu".

Barco compte Cineworld parmi ses gros clients, ce qui explique sa culbute du jour à la Bourse de Bruxelles.

En conséquence, il réduit ses prévisions pour le nombre de visiteurs attendus cette année chez Kinepolis et rabote encore les attentes en termes de chiffre d'affaires. L'objectif de cours est désormais de 43 euros, contre 49 euros précédemment. La recommandation reste fixée sur "acheter".

Barco touchée, elle aussi

Barco, dont l'activité "cinéma" avait affiché de belles performances l'an dernier avec un carnet de commandes gonflé par le renouvellement du parc audiovisuel du secteur, est une autre victime collatérale de la chute de l'activité des opérateurs de salles obscures. L'entreprise belge compte Cineworld parmi ses gros clients, ce qui explique sa culbute du jour à la Bourse de Bruxelles. Barco , lanterne rouge de l'indice de référence, abandonne plus de 6% à mi-séance.

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés