L'action Melexis tente de se replacer dans la course pour intégrer la composition du Bel 20

©Dieter Telemans

La semaine sur les marchés.

  • Parmi les plus fortes hausses de la semaine sous revue dans le Bel 20, Aperam a rebondi de 21,08% à 31,42 euros. Le producteur d’acier inoxydable a vu ses profits chuter de 48% en 2019, à 148 millions d’euros. La chute de son résultat s’explique par des conditions de marché difficiles, des prix sous pression et les effets de la guerre commerciale. Aperam a prévoit que l'ebitda ajusté au 1er trimestre reste au niveau comparable à celui du 4e trimestre de l'année écoulée. Celui-ci s'était monté à 85 millions d'euros. "La pression concurrentielle restera très forte", anticipent ses dirigeants. Malgré cela, le groupe maintient son dividende de base à 1,75 euro par action (0,4375 euro par trimestre), représentant 96% de son bénéfice par action (1,82 euro). Il proposera aussi à ses actionnaires de démarrer un programme de rachats d'actions propres pour un montant de 100 millions d'euros.
  • Autre valeur en exergue dans le Bel 20, Galapagos s'est adjugé 11,58% à 225,5 euros. Le fond spéculatif Citadel Advisors LLC a indiqué avoir accru sa position "short" (vendeuse) nette sur cette action. Celle-ci représente désormais 0,8% du capital du groupe biotech.

  • Dans le bas du classement, Ontex (-2,57% à 15,95 euros) est la seule valeur en baisse.

  • UCB a encore gagné 4,79% 87,06 euros et porte à 22,2% ses gains depuis le début de cette année. Dans le même secteur à Londres, GSK a cédé 4,7% à 1.700,2 pence. Ce groupe pharma vient de divulguer un plan de restructuration qui devrait entraîner la suppression de plus de 700 emplois dans ses unités situées en Belgique.
  • Cofinimmo a pris 2,78% à 147,80 euros. Kepler Cheuvreux a relevé son objectif de cours sur Cofinimmo de 140 à 160 euros. Si cette perspective devait se concrétiser, l’action Cofinimmo aura enfin retrouvé son pic historique (155,58 euros) qui remonte toujours en décembre 2006, au moment de la bulle immobilière aux Etats-Unis. Le courtier justifie sa décision par l’amélioration attendue des marges bénéficiaires opérationnelles de 120 points de base à 83,6% d’ici 2021. Ses analystes s’appuient pour leur analyse sur trois facteurs. A savoir: l’expansion des activités dans le secteur des soins de santé, un meilleur taux d’occupation grâce au focus sur les meilleures locations, des coûts plus faibles après la cession du bâtiment de l’ancien siège d’AXA (Royale Belge) à Watermael-Boitsfort.
  • Melexis qui a vu ses bénéfices se contracter de 50% en 2019, fait preuve d’un peu plus d’optimisme pour 2020. Le groupe prévoit en effet une amélioration de ses affaires. Son CEO, Françoise Chombar, table sur des ventes comprises entre 134 et 138 millions d’euros au cours de ce premier trimestre, soit un montant supérieur de 10 millions à celui avancé par les analystes. Pour l’ensemble de l’exercice, la progression devrait être de 10%.
    Concernant le dividende, Melexis a décrété un montant brut total pour l’exercice 2019 de 2,20 euros par action, inchangé par rapport à celui distribué au titre de l’exercice 2018.
    En Bourse, son action a rebondi de 79% à 71,35 euros. Cette performance pourrait remettre cette valeur dans la course pour une introduction dans la composition du Bel 20. La valeur de son capital flottant s'élève à ce jour à 1,4 milliards d'euros.

  • Bpost a reculé de 5,62% à 8,49 euros. Les analystes de Jefferies ont réduit leur objectif de cours pour ce titre de 8 à 7,50 euros. Ils s’attendent à une nouvelle réduction du montant du dividende du groupe postal belge. Ils tablent sur un dividende brut de 0,52 euro par action pour l'exercice 2020.
    Dans le même secteur à Londres, Royal Mail cède du terrain pour la 7e semaine de suite. Ces 5 derniers jours, cette valeur a abandonné 9,79% à 178,8 pence. Il s'agit de son plus bas niveau depuis son introduction à la cote au prix de 330 pence en 2013. Les analystes de Bernstein Research craignent une baisse du montant du dividende, en raison notamment des craintes d'une nouvelle baisse d'un point de pourcentage du volume du courrier émises par le groupe postal (entre 7 et 9%) et des pertes potentielles que pourraient subir sa branche colis, ainsi que celle de courriers nationaux et internationaux.

  • Econocom a indiqué avoir acquis des actions supplémentaires sur le marché boursier. Le groupe spécialisé dans les services numériques aux entreprises détient désormais 10,45% de son capital en propre. Ce titre a gagné 5,37% à 2,708 euros. Sur les autres Bourses, Ingenico s'est envolé de 24,7% à 131,15 euros. Le groupe fait l'objet d'une offre de rachat de Worldline.

  • A Paris, BNP Paribas qui a publié des résultats record au terme de son exercice 2019, a vu son action grimper de 7,88% 51,83 euros. Dans ce compartiment en Europe, les meilleures performances sont le fait de Handelsbanken, Deutsche Bank, Natixis, Unicredit et de Commerzbank entre autres. Ces actions ont affiché des gains compris entre 10 et 15%.
    Deutsche Bank poursuit donc son mouvement de reprise amorcé l'été dernier après l'annonce d'un plan de redressement de sa profitabilité. Cette semaine, l'annonce d'une acquisition de son capital par le fonds américain Capital Group a constitué un catalyseur supplémentaire pour cette action. Depuis le début de l'année, elle accumule un gain proche de 37%!
  • Tesla fait des cabrioles à la Bourse du Nasdaq à Wall Street. Après avoir accéléré sa cadence haussière qui l’a conduite jusqu’à 969 USD mardi, l’action a fait l’objet d’intenses prises de bénéfice dans la seconde partie de la semaine. Elle a réduit son avance à 13,4% à 737 USD. Toujours à Wall Street, General Motors a gagné 1,9% à 34 USD et Fiat Chrysler 2,7% à 13,37 USD. Par contre, Ford a perdu 8%. Ces trois derniers constructeurs ont publié des résultats.
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