L'espoir d'un retour du dividende fait bondir Greenyard en bourse

©Wouter Van Vooren

Le groupe belge entend continuer à réduire son taux d'endettement durant les prochaines années. Ce qui, selon certains analystes, lui permettrait de distribuer à nouveau un dividende.

Greenyard garde la forme. Pour le troisième trimestre de son exercice décalé 2020-2021, le spécialiste des fruits et légumes frais et surgelés a fait état jeudi d'une progression de 10,3% de ses ventes, à 1,085 milliard d'euros, "principalement portée par la croissance des volumes chez des partenaires de longue date". Sa division Fresh affiche la meilleure performance, avec un chiffre d'affaires en hausse de 11,4% sur un an contre 6,4% pour la division Long Fresh.

"Les chiffres des ventes ne montrent aucun signe de ralentissement, ce qui confirme la bonne dynamique" dans laquelle évolue la société. "Cela montre également l'impact des différentes mesures prises par la direction"
Guy Sips & Alan Vandenberghe
analystes chez KBC Securities

"Les chiffres des ventes ne montrent aucun signe de ralentissement, ce qui confirme la bonne dynamique" dans laquelle évolue la société, soulignent les analystes chez KBC Securities. "Cela montre également l'impact des différentes mesures prises par la direction, malgré les vents défavorables causés par la pandémie".

Bientôt une nouvelle obligation convertible?

Du côté de Degroof Petercam, on se dit "particulièrement satisfait de la réduction de la dette". Greenyard prévoit de faire tomber son taux d'endettement à 3,5 fois le résultat brut d'exploitation (ebitda) d'ici fin mars, contre 3,9 fois en septembre dernier. "Cela aidera certainement l'entreprise à clôturer son plan de refinancement à de meilleures conditions", estime l'analyste Fernand de Boer ("acheter").

Il se pose toutefois des questions sur la structure exacte de ce plan, étant donné que la dette bancaire et la génération de trésorerie ne seront pas suffisantes pour tout couvrir. Il s'attend par conséquent à ce que Greenyard émette une nouvelle obligation (convertible) de 75 à 100 millions d'euros.

De nouveaux objectifs à moyen terme

La société belge a profité de la publication de ses résultats trimestriels pour présenter ses ambitions pour les quatre prochaines années. Réduire sa dette reste l'un de ses objectifs clés: elle vise un taux d'endettement "structurellement compris entre 2 et 2,5 fois son Ebitda ajusté d'ici moins de deux ans". Le groupe ambitionne également un ebitda ajusté à 150 millions d'euros pour l’exercice 2024-2025.

150
millions €
Greenyard a présenté ses ambitions pour les quatre prochaines années. Le groupe vise notamment un ebitda ajusté à 150 millions d'euros pour l’exercice 2024-2025. Ce qui se traduit par une marge d'ebitda ajusté d'environ 3%.

"Ces nouveaux objectifs permettent, à notre avis, de réinstaller une politique de dividende, rendant l'action également attrayante pour un plus grand groupe d'actionnaires potentiels", se réjouit Fernand de Boer, qui table sur un dividende dès l'année prochaine.

Les analystes de KBC Securities estiment, eux, qu'en prenant en compte cette nouvelle trajectoire de désendettement, la décote de Greenyard par rapport à ses pairs devrait se réduire. C'est pourquoi leur recommandation est passée à "acheter" contre "conserver auparavant".

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