La correction du Bel 20 a pris les analystes de court

L’impact de la crise du Covid-19 n’est pas encore intégré dans les objectifs des analystes qui suivent les entreprises composant l'indice vedette de la Bourse de Bruxelles.

Les cours des différentes composantes du Bel 20  ont décroché en moyenne de 36% depuis le milieu du mois de février. Avec une dégringolade de 56%, le néerlandais ING  a été le plus affecté, tandis que Colruyt  est la valeur qui a le mieux résisté avec une baisse de seulement 9%.

-0,6%
Baisse moyenne des objectifs de cours
Les objectifs moyens n’ont reculé que de 0,6%, les analystes n’ayant pas encore intégré l’impact économique du Covid-19 dans leurs valorisations.

Les objectifs moyens n’ont reculé dans l’intervalle que de 0,6%, les analystes n’ayant pas encore intégré l’impact économique du Covid-19 dans leurs valorisations pour les différents groupes de l’indice. Ils préfèrent vraisemblablement attendre la fin de la période d’extrême volatilité avant de devenir plus favorables sur certains titres de qualité fortement décotés ces dernières semaines.

Le potentiel de l'indice vedette de la Bourse de Bruxelles a donc explosé pour atteindre 59% en moyenne pour les valeurs de l’indice. Ce chiffre est toutefois peu significatif, car les prévisions des analystes vont être lourdement abaissées à l'avenir.

©Mediafin

Gagnants et perdants      

AB Inbev   a été particulièrement entouré, avec des révisions principalement orientées à la baisse tant au niveau des recommandations (JP Morgan Cazenove, HSBC, Crédit Suisse) que des objectifs (ABN Amro, Goldman Sachs, Deutsche Bank, Investec, Kepler Cheuvreux, Bank of America, Berenberg, Barclays, etc.). Le groupe fait face à de nombreux défis structurels de long terme (concurrence dans des marchés stratégiques) et continue d’afficher un endettement élevé.

59%
Potentiel théorique de hausse du Bel 20
Le potentiel des actions du Bel 20 a explosé pour atteindre 59% en moyenne. Ce chiffre est toutefois peu significatif, car les prévisions des analystes vont être lourdement abaissées prochainement.

Ageas   a vu ses recommandations relevées à deux reprises sur le mois écoulé, vers l’achat tant chez KBC Securities et Société Générale. Chez KBC Securities, l’analyste souligne que le groupe a été trop lourdement pénalisé par son exposition au marché chinois et par l’impact de la baisse des taux. "Même dans un scénario de récession, le titre est désormais attractif."

Colruyt  a vu ses avis relevés à deux reprises depuis le début de la correction. Jefferies et Kepler Cheuvreux soulignent que le titre devrait être le grand bénéficiaire de la fermeture des restaurants et des cantines (entreprises, écoles, etc.). "À l’inverse, le phénomène de surstockage d’une partie de la population devrait se corriger durant le reste de l’exercice."

UCB   a profité, dans un premier temps, d'objectifs revus à la hausse (notamment chez KBC Securities, Goldman Sachs, JP Morgan Cazenove, Degroof Petercam, Barclays) suite à l’annonce de résultats supérieurs aux attentes pour 2019. Plusieurs courtiers (UBS, Kepler Cheuvreux) ont ensuite légèrement descendu leur objectif suite à l’annonce de l’échec du programme Padsevonil (épilepsie).

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