Le Bel 20 célébré à la Bourse de Bruxelles

Sandrine Dufour (UCB), Chris Peeters (Elia), Bruno Colmant (Degroof Petercam), Vincent van Dessel (Euronext) et Karen Van Griensven (Melexis). ©saskia vanderstichele

Les 30 ans de l'indice ont été célébrés ce lundi chez Euronext Bruxelles, qui a invité pour l'occasion les directeurs financiers de UCB, Melexis et Elia.

À l'occasion de la mise à jour annuelle du Bel 20, Euronext Bruxelles en a profité pour célébrer les 30 ans de l'indice. Ce lundi, Melexis et Elia ont fait leur entrée dans le Bel 20, alors que sortent ING et Barco. Pour l'occasion, les directeurs financiers de Melexis et Elia, et de UCB, ont été invités, tout comme le directeur de Degroof Petercam, dont le cofondateur de Petercam, Jean Peterbroeck, a créé l'indice phare de la Bourse de Bruxelles. Vincent Van Dessel, le président d'Euronext Bruxelles, a rappelé durant une conférence en ligne que UCB ne pesait que 4% des volumes de transactions en 1991, contre 8% aujourd'hui. UCB est l'une des cinq sociétés présentes dans l'indice depuis sa création, il y a 30 ans.

"Désormais, tout le monde parle du Bel 20 pour désigner le marché belge."
Vincent Van Dessel
Président d'Euronext Bruxelles

"Le Bel 20 a été créé pour reprendre les plus grandes sociétés les plus représentatives afin de permettre à des investisseurs professionnels d'investir dans un panier d'actions sur les marchés de futures et de coordonner leur portefeuille avec des options", a rappelé Vincent Van Dessel. Car il a souligné que le lancement de l'indice correspond à celui du Belfox, le marché de dérivés de la Bourse de Bruxelles. "Désormais, tout le monde parle du Bel 20 pour désigner le marché belge" a-t-il remarqué.

Un indice pas assez représentatif

Comparé à d'autres indices européens, comme le CAC 40 ou le Dax 30, le Bel 20 apparaît comme plus restreint. "Le Bel 20 a même tourné à 18 membres une fois dans son histoire" a rappelé Bruno Colmant, directeur de Degroof Petercam. "Les traders veulent un Bel 10, voire 7 avec les sociétés les plus négociées sur le marché, et d'autres veulent un Bel 30 pour inclure plus d'entreprises et mieux représenter l'économie belge" ajoute-t-il. Car il constate que l'indice ne reflète pas l'économie belge. Élargir l'indice poserait des problèmes, car même au sein du Bel 20 actuel, certains titres sont plus liquides que d'autres.

"Les traders veulent un Bel 10, voire 7 avec les sociétés les plus négociées sur le marché, et d'autres veulent un Bel 30 pour inclure plus d'entreprises et mieux représenter l'économie belge."
Bruno Colmant
Directeur de Degroof Petercam

En outre, l'indice n'inclut pas les dividendes distribués par les sociétés qui le composent, contrairement au Dax allemand. "Il existe pourtant deux indices return, le Growth et le retail return" indique Vincent Van Dessel. Et un tel indice devrait composer avec la taxation sur les dividendes. "Si un tel indice devait être établi, il faudrait considérer la part de dividendes capturée par le gouvernement pour les investisseurs particuliers", souligne Bruno Colmant. Il voit en revanche bien un Bel 30 dans un futur éloigné. "Tout dépendra de la façon dont l'économie belge peut retenir des sociétés locales et à succès", relève-t-il.

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