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Le Bel 20 retrouve son niveau d’avant-pandémie

L'an dernier, le Bel 20 avait perdu 40% de sa valeur entre le 17 février et le 17 mars. ©BELGA

Grâce à la remontée de ses ténors, AB InBev et KBC, l'indice de référence de la Bourse de Bruxelles évolue à présent au-dessus de son pic atteint en février 2020. Le Bel 20 a aussi pu compter sur les bonds de Sofina, d’argenx et d’Aperam .

Le 17 février 2020, le Bel 20 avait touché les 4.198,31 points, ne se doutant alors pas qu'il avait clôturé à son sommet de l'année.

Il ne se doutait pas non plus qu'il allait brusquement piquer du nez pour se retrouver, le 17 du mois suivant, à un petit peu plus de 2.500 points.

Une perte historique de 40% en l'espace de quatre semaines que l'indice bruxellois vient de résorber grâce à une hausse de 0,3% à l'ouverture ce lundi. L'indice évolue à présent au-dessus des 4.200 points.

Prochain sommet en vue pour le Bel 20: les 4.756,82 points atteints pour la première fois de son histoire en mai 2007 et qu'il n'a jamais dépasser depuis lors.

Les ténors assurent

La remontée des poids lourds de la cote bruxelloise, AB InBev  et KBC , a permis au Bel 20 d'effacer les pertes dues à la crise du coronavirus. Toutefois, le titre du brasseur, qui pèse 12% de l’indice, affiche encore un recul de plus de 4% par rapport à son niveau d’avant pandémie. L’action KBC, qui pèse 10% de l’indice, cote encore 8% en dessous de ce niveau. 

"AB InBev reste encore loin de son cours d’il y a quelques années, car l’action reste plombée par le rachat de SAB Miller."
Michel Ernst
Stratégiste actions senior chez CBC Banque

AB InBev a opéré cependant une spectaculaire remontée alors qu’au début du mois d’avril, l’action s’affichait à 21% en dessous de son niveau d’avant-pandémie. "L’action est fort liée à l’activité économique. Le report des événements sportifs, comme l’Euro, et la fermeture de l’horeca avaient eu un impact négatif sur la consommation de bière ", rappelle Michel Ernst, stratégiste actions senior chez CBC Banque.

L’action profite à présent pleinement de la réouverture de l’horeca et de la reprise des événements sportifs. Depuis le début de l'année, le titre a moussé de près de 50%. Cependant, l’analyste remarque que "AB InBev reste encore loin de son cours d’il y a quelques années, car l’action reste plombée par le rachat de SAB Miller." 

+70,9%
Argenx a signé une la plus forte progression depuis le 17 février 2020. Son titre s'est renchéri de près de 71%.

Sofina et argenx en soutien

D'autres pensionnaires du Bel 20 ont redonné du tonus à la place bruxelloise ces derniers mois, certains évoluant même actuellement à des niveaux inexplorés. Exemple avec Sofina , le holding de la famille Boël, très porté sur les valeurs technologiques et sur le marché indien. Il a signé la deuxième plus forte progression depuis le 17 février 2020, avec un gain de plus 63%.

La biotech argenx  le précède avec une envolée de plus de 70%, mais son titre est sujet à des mouvements plus violents, notamment lorsque le marché obligataire se tend.

Les valeurs liées au cycle économique, comme Aperam (+50%), Umicore (+ 8%) et Solvay (+16%), se sont aussi distinguées. En revanche, des titres comme Galapagos (-73%), Telenet (-20%) et Proximus (-34%) ont pesé sur  l’indice. Les SIR, comme Aedifica et Cofimmo, restent aussi loin de leur niveau d’avant pandémie. 

Actions "value"

Michel Ernst souligne que de manière générale, " le Bel 20 a profité de la remontée des actions 'value' depuis l’annonce des vaccins et les valeurs financières, industrielles et liées aux matières premières ont particulièrement été plébiscitées ".

" Le Bel 20 possède l’avantage, mais aussi le désavantage d’être un indice plus classique."
Michel Ernst
Stratégiste - CBC Banque

Cela a permis à KBC de résorber une partie de ses pertes. KBC gagne près de 20% depuis le premier janvier, mais l’action du bancassureur s'affiche en baisse de 7,48% par rapport au 17 février 2020. 

Bruxelles en retard

Par rapport à ses voisins, le Bel 20 a mis du temps avant de retrouver son sommet d’avant la pandémie. Les autres indices européens l’ont largement devancé depuis plusieurs mois déjà.

" Le Bel 20 possède l’avantage mais aussi le désavantage d’être un indice plus classique que d’autres comme l’AEX, plus technologique, et les indices américains. Il a été plus pénalisé pendant la pandémie en raison de l’absence de valeurs technologiques, qui ont profité de la crise", relève Michel Ernst.

"La seule valeur technologique du Bel 20, Melexis, ne pèse que 2,5% de l’indice", précise-t-il alors que depuis plusieurs mois, les valeurs technologiques ont été délaissées au profit de valeurs plus exposées au cycle économique.  

" Si la reprise se confirme aux États-Unis et en Europe, les actions 'value' seront encore mises en avant ", prédit Michel Ernst. "De plus, des surprises ont eu lieu lors de la publication récente des résultats d’entreprises. On a vu, notamment, une série de valeurs industrielles qui ont revu à la hausse leur perspective de bénéfices", ajoute-t-il.  

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