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Le Bel 20 victime du retour de la vente à découvert

©EPA

Les "short sellers" sont de retour en bourse. Umicore, Colruyt et Solvay souffrent de la levée de l'interdiction des ventes à découvert, ce qui leste le Bel 20.

La spéculation à la baisse revient en force. Depuis ce mardi, il est à nouveau possible de parier sur une dépréciation des actions belges, ce qui affecte les cours d'Umicore, Colruyt et Solvay, entre autres. La bourse de Bruxelles semble particulièrement touchée, car le Bel 20 recule davantage que les autres indices européens.

Comme les marchés ont retrouvé une certaine sérénité, la FSMA a levé l'interdiction de vente à découvert à partir de ce mardi.

La vente à découvert consiste, pour un investisseur, à emprunter une action et à la vendre en espérant que le cours de bourse baisse ensuite pour pouvoir la racheter à meilleur prix avant de la rétrocéder au prêteur. Le "short seller", qui a vendu l'action à découvert, empoche la différence, à condition que le prix ait effectivement baissé. Dans le cas contraire, il subit une perte, ce qui rend cette technique fort risquée.

Comme d'autres autorités de contrôle des marchés en Europe, la FSMA (Autorité des services et marchés financiers belges) avait interdit la vente à découvert à partir du 18 mars, pour limiter les réactions de panique des investisseurs en pleine crise boursière due à la pandémie de coronavirus. Comme les places financières ont retrouvé une certaine sérénité, la FSMA a levé cette interdiction à partir de ce mardi. C'est également le cas dans d'autres pays qui étaient soumis à la même restriction, comme en France.

Des cibles hors Bel 20

En Bourse de Bruxelles, les "short sellers" semblent cibler particulièrement Umicore, Colruyt et Solvay. D'après les données de l'agence Bloomberg, AQR Capital Management détenait, fin mars, une position vendeuse équivalant à 0,99% du capital d'Umicore . Solvay  était quant à elle ciblée par Marshall Wace (0,59% du capital) et Citadel Europe (0,58%). Quant à Colruyt , elle était la seule valeur belge figurant dans une liste de 25 actions qui, selon Jefferies, étaient susceptibles de souffrir de la levée de la prohibition du "short selling".

0,99%
Position vendeuse dans le capital d'Umicore
Selon les chiffres de Bloomberg, AQR Capital Management détenait, fin mars, une position vendeuse équivalant à 0,99% du capital d'Umicore.

Hors Bel 20, Bloomberg épingle encore quelques valeurs qui sont la cible de vendeurs à découvert. Selon les statistiques de l'agence, Odey Asset Management détenait, en mars, une position vendeuse sur Melexis  à hauteur de 1,06% du capital du spécialiste des semi-conducteurs, Citadel Europe pariait sur une baisse de Biocartis  à concurrence de 2,46% de son capital, Armistice Capital ciblait Celyad  (1,98% du capital) et Whitebox Advisors spéculait sur un recul de Greenyard  (0,72%). Si Melexis s'en tire avec une légère hausse ce mardi, les trois autres valeurs vendues à découvert sont en baisse.

À noter que les positions vendeuses ne doivent être déclarées qu'a posteriori.

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