Les 5 actions préférées de Stefaan Casteleyn

Stefaan Casteleyn est partner chez 1Vermogensbeheer. ©Dries Luyten

Stefaan Casteleyn est partner chez 1Vermogensbeheer. Ses cinq actions préférées sont: GBL, Just Eat Takeaway, Solvay, ASR et X-Fab.

1) GBL

GBL est le holding de la famille Frère, dont le fondateur Albert Frère est décédé il y a deux ans. Il est aujourd’hui dirigé par Ian Gallienne. GBL se traite encore avec sa décote historique de 25% par rapport à sa valeur intrinsèque. Ian Gallienne ne s’explique pas cette décote et a la ferme intention d’y mettre fin.

GBL est dirigé depuis plusieurs années comme une société d’investissement active et ses participations dans Adidas (répondant ainsi à la tendance vestimentaire sportive et "casual") ou Umicore (misant sur le recyclage de matériaux et de batteries) peuvent augmenter la valeur intrinsèque du holding.

GBL distribue un dividende de près de 3% brut. Le coupon a été réduit cette année, dans la droite ligne de la baisse des dividendes perçus par le holding. Il reste malgré tout très intéressant.

2) Just Eat Takeaway

Just Eat Takeaway est une plate-forme qui coordonne les commandes de repas livrés à domicile. Son objectif est de devenir le numéro un du secteur. L’entreprise a connu une croissance phénoménale. Limitée au marché des Pays-Bas lors de sa création sous le nom "Thuisbezorgd.nl", Just Eat Takeaway fournit aujourd’hui des repas dans le monde entier.

L’année 2020 fut un véritable feu d’artifice suite à la crise du coronavirus. De nombreux restaurants ont fermé leurs portes et les clients se sont rués sur l’app. Plus important encore: la fréquence d’utilisation de l’application augmente parmi les clients habituels.

Just Eat Takeway perçoit un pourcentage (12%) du prix de chaque repas commandé. Pour l’exercice 2020, l’entreprise a affiché un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros, soit une hausse de plus de 50%. Et cette croissance est loin d’être terminée.

Just Eat Takeaway a connu une croissance phénoménale. ©ANP

3) Solvay

Solvay est une des plus anciennes sociétés belges. Sous la direction de sa nouvelle CEO Ilham Kadri, elle entame une de ces nouvelles phases, dont la priorité est de générer du cash-flow. La crise du coronavirus est également une période difficile pour Solvay. Après l’acquisition de Cytec, la production de polymères et de matériaux composites pour le secteur aéronautique est vouée à devenir un pôle de croissance important.

Ilham Kadri, la CEO de Solvay. ©AFP

Mais l’an dernier, Solvay a dû acter une réduction de valeur de 1,5 milliard d’euros sur cette participation. Malgré ce coup dur, le groupe a pu respecter sa tradition - inchangée depuis 1983 - qui consiste à distribuer un dividende identique ou en hausse. Solvay est prêt à écrire un nouveau chapitre de sa longue suite de réussites sous la direction d’Ilham Kadri.

4) ASR

ASR est un assureur néerlandais axé sur deux pôles d’activités: assurances Vie et IARD. Le cours de l’action pourrait être plus élevé si le management se montrait plus agressif. L’entreprise pourrait distribuer de plus généreux dividendes, racheter davantage d’actions, réaliser des acquisitions ou oser s’écarter du modèle standard de calcul du ratio "Solvency 2".

ASR est une des rares sociétés financières à afficher en 2020 un résultat d’exploitation en hausse. Le bénéfice net se montait à 4,38 euros par action, dont plus de 2 euros ont été redistribués aux actionnaires. Les résultats et le bilan sont tellement stables que le programme de rachat d’actions a pu être repris.

Si nous analysons sa valorisation au cours actuel de 36 euros, nous arrivons à un ratio cours/bénéfice de 8 et un rendement du dividende de 5,5%. Sachant que les résultats continueront à s’améliorer en 2021, nous conservons sans aucune hésitation l’action ASR en portefeuille.

5) X-Fab

X-Fab est "l’usine" qui produit les micro-chips qui sont développés par les concepteurs de puces électroniques. Son action est plus volatile que sa société sœur Melexis car les frais fixes des usines sont plus élevés que ceux des concepteurs. Ce paramètre joue en défaveur de l’entreprise en cas de tendance négative au sein du secteur.

Mais à l’heure actuelle, l’industrie automobile souffre d’une pénurie de puces électroniques. La nouvelle génération de voitures hybrides et électriques contient en effet beaucoup plus de puces que les anciens modèles. X-Fab a déjà réussi à augmenter le taux d’utilisation de sa capacité de production à 83% et devrait continuer dans ce sens.

Début 2018, son cours a atteint (temporairement) un pic de 10,74 euros. Dans le contexte positif actuel, il n’est pas exclu que l’action atteigne à nouveau ce cours record.

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