Les cinq actions belges les plus "shortées"

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Le classement des cinq actions belges qui sont le plus dans le collimateur des vendeurs à découvert ("shorteurs") a été complètement chamboulé en moins de trois mois.

Depuis notre dernier tour d’horizon qui remonte à la mi-mai, le classement des actions belges les plus prisées par les "shorteurs" a été complètement chamboulé. Il y a un peu moins de trois mois, Nyrstar occupait la première marche du podium, suivie par IBA, Bekaert, Biocartis et Melexis.

Avant de découvrir le nouveau top 5, rappelons que les "shorteurs" - vendeurs à découvert en français - spéculent sur la baisse d’une action. Ils empruntent des titres de la société visée, les vendent sur le marché en espérant les racheter moins cher et empocher la différence lorsqu’ils les restituent.

Pour les sociétés belges cotées, ces fonds spéculatifs sont tenus de communiquer leurs positions égales ou supérieures à 0,50% du capital auprès du gendarme des marchés, la FSMA. Les positions plus petites échappent donc au radar officiel.

Ontex: rumeurs d'OPA

Cette fois, c’est Ontex qui est devenue la cible privilégiée de ces spéculateurs avec trois fonds détenant une position totale de 4,65% du capital. Le 31 juillet dernier, le groupe spécialisé dans les produits d’hygiène personnelle jetables a pourtant publié des résultats semestriels jugés rassurants par le marché. Le titre a bondi de plus de 11% ce jour-là.

Au début du mois, une fièvre subite s’était emparée de l’action après des rumeurs de marché évoquant la préparation d’une OPA dans le chef de Procter & Gamble. Ontex avait réagi en affirmant ne pas avoir été approché. Sur les trois derniers mois, le titre a reculé de 14%.

Nyrstar vidée de sa substance

L’ancien numéro un, Nyrstar , décroche cette fois la médaille d’argent. La position vendeuse totale n’a pas bougé à 4,12%. Ce qui n’est pas le cas de la société qui a été vidée de sa substance dans le cadre de son plan de restructuration. Son principal actif consiste désormais en une participation de 2% dans une nouvelle société au sein de laquelle ont été transférés ses principaux outils de production. Cette dernière est détenue à hauteur de 98% par Trafigura.

Rappelons que la cotation de l’action est suspendue depuis la fin juin dans l’attente de la publication de documents. Un front judiciaire s’est également ouvert dans ce dossier. Un groupe de petits actionnaires réclame à Trafigura plusieurs centaines de millions d’euros. Cerise amère sur le gâteau, le site de Port Pirie en Australie connaît des pannes à répétition.

Ralentissement chez Melexis

Le situation de Melexis reste délicate, ce qui profite à quatre "hedge funds" qui détiennent ensemble une position vendeuse représentant 4,07% du capital. Spécialisée dans les puces pour le secteur automobile, son activité reste tributaire de l’évolution de ce dernier et des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Ses chiffres trimestriels publiés fin juillet ont reflété le ralentissement des affaires, mais ils étaient conformes aux estimations des analystes. L’action a chuté de 16% au cours des trois derniers mois.

Chute exagérée pour Umicore

Umicore , pour sa part, souffre du ralentissement du marché des véhicules électriques en Chine. L’action a été lourdement sanctionnée et affiche toujours une chute de 44% sur un an. Cinq "shorteurs" estiment apparemment que ce calvaire n’a pas encore touché à sa fin et ont emprunté 3,38% du capital.

Les chiffres trimestriels publiés il y a quelques semaines ont permis à l’action de prendre un peu de hauteur. Pour trois raisons: le groupe s’attend à une augmentation de ses volumes de ventes de matériaux pour cathodes au second semestre, la prévision de l’Ebit récurrent annuel a été confirmée et certains estiment que la chute du titre a été exagérée.

Biocartis à la 5e place

Enfin, c'est Biocartis qui occupe la 5e place de ce classement. Cette medtech produit des mini-labos de diagnostic ainsi que des cartouches en fonction des maladies à dépister. Deux fonds totalisent une position de 2,5% dans le capital. Le titre s’est contracté de 6% au cours des trois derniers mois.

Les positions découvert sur les sociétés belges cotées à la date du 8 août. ©FSMA

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