Les cinq actions belges préférées des "shorteurs"

©EPA

Découvrez quelles sont les sociétés belges cotées qui sont dans le collimateur des vendeurs à découvert ("shorteurs"), ces investisseurs qui spéculent sur une baisse des actions.

Alors que l’on va très bientôt entrer dans le vif du sujet en ce qui concerne la publication des résultats annuels -le plus gros est encore à venir- il est temps de dresser un petit topo sur les actions belges qui sont dans le collimateur des "shorteurs".

Appelés aussi vendeurs à découvert, ces fonds spéculatifs misent sur la chute d’une valeur en empruntant des titres pour les vendre et les racheter ensuite à un cours cassé et empocher la différence.

Véritables vautours des marchés, les "shorteurs" pèsent donc aussi sur le cours d’une société puisque dans un premier temps ils vendent les titres empruntés. Ils sont toutefois tenus de déclarer leurs positions au gendarme des marchés, la FSMA, lorsqu’elles atteignent le seuil de 0,50% du capital d’une société. C’est sur la base de ces déclarations que se fonde ce classement.

Nouvelle culbute pour l'indétrônable Nyrstar

Comme depuis de longs mois, Nyrstar  reste l’indéboulonnable cible favorite des "hedge funds". Leur position s’est même accrue à 5,83% contre 5,53% lors de notre précédent tour d’horizon qui remonte au 20 décembre.

L’un d’entre eux, sur un total de cinq, TT International, détient à lui seul une position de 2,26%. Avouons que les perspectives du groupe ne sont guère riantes. Début du mois, le spécialiste du zinc a indiqué que sa situation financière s’était encore dégradée au cours du quatrième trimestre et qu’il ne prévoyait plus qu’un Ebitda sous-jacent compris entre 110 millions et 130 millions pour 2018, ce qui a provoqué une nouvelle culbute du titre en Bourse.

Mais, manifestement, pour ces cinq "shorteurs", le calvaire de Nyrstar n’est pas encore fini. Ils guettent, sans doute, les conclusions de l’examen de la structure du capital du groupe qui, pour certains analystes, pourrait se traduire par une transformation de la montagne de dettes en actions nouvelles, avec, à la clé, une raclée monumentale pour le titre. On en saura probablement plus à ce sujet lors de la publication des résultats annuels qui ont été postposés au 30 avril, et peut-être avant.

Les positions vendeuses sur les actions belges à la date du 7 février 2019. ©FSMA

Bekaert a perdu le fil

Changement, par contre, pour la deuxième position qui est désormais occupée par Bekaert (2,8%). Si, sur les trois derniers mois, son bilan boursier apparaît enviable avec un bond de 20%, il affiche toujours un passif de 35% sur les douze derniers mois. En plein été, le tréfileur avait lancé un avertissement sur résultats, ce qui lui a coûté, le jour même, un cinquième de sa capitalisation boursière. Fin décembre, il a remis ça en adaptant ses perspectives pour le second semestre en raison d’une série d’ajustements, de dépréciations d’actifs et de restructurations d’activités. Bekaert dévoilera ses résultats annuels le 1er mars.

La pression se relâche sur Ontex

À la troisième place, on retrouve un habitué du top 3. En moins de deux mois, la pression s’est relâchée sur Ontex dont la position vendeuse totale n’est plus que de 2,69% contre 4,31% lors de notre dernier bilan. Cela permet au spécialiste des produits d’hygiène personnelle de céder la deuxième marche du podium à Bekaert.

Après l’abandon de la proposition d’une offre de rachat par PAI Partners, on attend maintenant les mesures que la direction d’Ontex doit annoncer lors de la publication de ses chiffres 2018, le 8 mars, mesures censées accélérer la génération de valeur pour les actionnaires.

Umicore, nouvelle cible de choix

Autre habitué, IBA (2,33%) n’occupe plus que la 5e place. Le titre a été aspiré dernièrement dans un trou d’air provoqué par une étude mettant en doute l’avantage de la protonthérapie par rapport à la radiothérapie classique. Il a depuis lors redressé la tête. Les résultats sont attendus pour le 21 mars.

Enfin, Umicore a aiguisé l’appétit des vendeurs à découvert qui sont quatre à cibler le titre totalisant une position de 2,39% du capital, ce qui propulse le groupe à la 4e place. Les résultats dévoilés la semaine dernière leur ont donné en partie raison. Si comme prévu l’Ebit récurrent se situait bien dans le bas de la fourchette annoncée, les prévisions pour l’exercice en cours ont déçu et provoqué une baisse du titre.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect