Les investisseurs croient en un "happy end" pour Kinepolis

Les résultats annuels du groupe sont rouge vif. Mais avec une trésorerie encore importante, il assure pouvoir encore tenir le coup à court terme. Ce qui a ravi les investisseurs.

Kinepolis fait de la résistance. Le gestionnaire de salles de cinéma a accueilli seulement 12,1 millions de visiteurs l'an dernier (-70,1% par rapport à 2019), contre les 45 millions de visiteurs attendus. Mais "grâce à un contrôle rigoureux des coûts et aux mesures prises", la perte d'ebitda ajustée pour les loyers a été limitée à -14 millions d'euros. Ce qui représente tout de même une chute de 109,8% par rapport à l'exercice précédent.

"Les fondamentaux de l'entreprise restent cependant solides, ce qui est de bon augure pour le jour où les salles pourront rouvrir."
Kepler Cheuvreux

Le résultat net a dégringolé de 227,1%, tombant à -69,1 millions d'euros en raison des amortissements élevés liés à l'importante position immobilière du groupe. Ce qui donne -2,56 euros par action contre +2,02 euros l'année précédente. Au vu de ces chiffres, la société belge fait l'impasse sur son dividende.

Le groupe garde toutefois bon espoir. "Avec une réserve de liquidités de 171 millions d'euros au début de cette année, Kinepolis peut tenir bon pendant longtemps encore et nous pouvons dire avec certitude que notre entreprise traversera cette crise", affirme son CEO Eddy Duquenne dans un communiqué.

Le bilan "le plus sain parmi ses pairs"

Du côté des analystes, l'optimisme est toujours présent. "Les résultats annuels de Kinepolis montrent comme prévu un coup dur en raison de la pandémie, avec une baisse substantielle du nombre de visiteurs et de sa rentabilité", résume-t-on chez Kepler Cheuvreux, dont la recommandation reste à "acheter". "Les fondamentaux de l'entreprise restent cependant solides, ce qui est de bon augure pour le jour où les salles pourront rouvrir". Le courtier table sur une réouverture des cinémas en juin.

"Avec une consommation de trésorerie inférieure à 6 millions d'euros par mois, le groupe est capable de faire face à la situation actuelle, contrairement à la plupart de ses pairs."
Kris Kippers
Analyste chez Degroof Petercam

Le bilan de Kinepolis "reste le plus sain de l'industrie, soutenu par la forte proportion de bâtiments propres", pointe pour sa part Kris Kippers, de Degroof Petercam ("acheter"). "Avec une consommation de trésorerie inférieure à 6 millions d'euros par mois, le groupe est capable de faire face à la situation actuelle, contrairement à la plupart de ses pairs." L'analyste estime même que Kinepolis est bien placé pour sortir plus fort que ses concurrents et en saisir les opportunités.

Chez KBC Securities, on salue également la "très solide position" du gestionnaire de cinémas. "Son endettement net n'a augmenté que de 96,3 millions d'euros. Cela comprend près de 40 millions d'euros d'investissements pour son expansion", note l'analyste Guy Sips ("conserver"). Kinepolis a d'ailleurs indiqué avoir lancé un plan stratégique - appelé "Entrepreneurship 2022" - qui devrait soutenir ses activités à partir de 2022.

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