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"Les sociétés immobilières belges, les vrais acteurs de croissance"

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Les analystes jugent positivement l'extension de Xior en Espagne et au Portugal, qui deviennent son deuxième marché. Le titre n'en profite pas.

Le titre Xior est orienté à la baisse après l'annonce de son acquisition d'un projet de développement en Espagne et de deux au Portugal. Les analystes d'ING soulignent pourtant que cette entrée du spécialiste des kots étudiants sur le marché ibérique va lui rapporter un rendement solide de 7-8%, pour un investissement de 54 millions d'euros. "Nous voyons ceci comme positif, car cette acquisition offre à Xior un siège dans le marché mature des kots d'étudiants, qui devient de plus en plus rapidement institutionnalisé et où l'appétit pour la qualité supérieure et des résidences d'étudiantes bien gérées s'accroît, comme c'est le cas dans le Benelux", écrivent-ils dans une note.

"Ces acquisitions sont les premiers investissements dans une région prometteuse où les résidences pour étudiants deviennent rares alors que le nombre d'étudiants augmente", souligne Amal Aboulkhouatem, analyste chez Degroof Petercam. "Le rendement est très attractif compte tenu du risque modéré, particulièrement au Portugal", ajoute l'analyste.

Avec cette acquisition, la péninsule ibérique devient le second marché de Xior, "avec un portefeuille dépassant 250 millions d'euros", souligne Amal Aboulkhouatem. "Les trois projets sont développés par des sociétés belges, avec lesquelles Xior a déjà coopéré dans le passé, et présentent peu de risques", soulignent les analystes d'ING. 

Un marché belge trop petit

Christophe van Canneyt, chef économiste de Puilaetco Dewaay, relève que l'annonce de Xior, après celle d'Aedifica "montre que les sociétés immobilières belges deviennent de véritables conquistadores sur le vieux continent". Aedifica a récemment indiqué avoir acquis des maisons de repos au Royaume-Uni. "Le marché domestique est devenu trop petit pour des sociétés comme WDP, Montea, Cofinimmo, Retail Estates... De plus, les sociétés immobilières belges profitent d'un financement à bon marché, car les banques sont disposées à leur prêter. Elles sont perçues comme très solides à cause du cadre réglementaire qui leur est imposé" ajoute-t-il. 

"Certains acteurs du secteur bénéficient de l'avantage d'être les premiers", précise-t-il. Selon lui, "les sociétés immobilières belges sont les vrais acteurs de croissance dans le secteur européen. Elles combinent une forte croissance avec des juteux dividendes". "Pour l'instant, la plupart restent des sociétés de petite capitalisation. Mais elles rentrent rapidement dans des indices internationaux comme l'EPRA (comme Ascencio) et nationaux comme le Bel 20 (comme WDP)", ajoute-t-il. Ce qui leur permet d'accéder à des investisseurs plus importants.

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