"Pas d'éclaircie à court terme pour IBA" (Jefferies)

La société IBA est spécialisée dans la protonthérapie pour le traitement du cancer. ©doc

La société IBA a perdu près de la moitié de sa valeur en Bourse l’année passée. Et selon Jefferies, les perspectives à court terme restent peu encourageantes.

L’année de 2019 sera-t-elle une redite de 2018 pour IBA ? Depuis plusieurs mois, le titre est sous pression et la dynamique baissière s’est poursuivie ces derniers jours. Les espoirs d’un rebond à court terme ont d’ailleurs été douchés par une note prudente publiée par Jefferies vendredi matin.

Dans un rapport de 92 pages dans lequel elle expose sa vision sur le secteur de la santé en Europe et ses chouchous pour l’année en cours, la banque d’investissement américaine y indique modifier sa recommandation sur IBA, passant d’"acheter" à "conserver". "À notre avis, le calendrier de la reprise du marché de la protonthérapie reste incertain compte tenu de la longueur du cycle de vente (3 à 4 ans) et des inquiétudes macro-économiques", explique l’analyste James Vane-Tempest, qui était jusqu’il y a peu l’un des rares à être optimiste sur la société néo-louvaniste.

"Les opportunités de pénétration à long terme restent intactes, IBA étant le principal acteur du marché."
James Vane-Tempest
Jefferies

Il souligne par ailleurs que la faiblesse dans le pipeline d’IBA devrait limiter la visibilité sur la croissance des revenus à court terme. "IBA devrait avoir 40 salles de protonthérapie en cours de développement au début de 2019, contre 44 salles en 2017 et 2018", estime James Vane-Tempest. Rappelons que le 21 décembre, la banque ING avait déjà averti que les chances d’un nouvel avertissement sur résultats à court terme restent élevées. Il indiquait plusieurs contrats étaient à l’époque encore en cours de finalisation. Sa recommandation reste à ce jour maintenue à "vendre".

Chez Jefferies, James Vane-Tempest n’est pas aussi pessimiste. Si la prudence est visiblement de mise à court terme, l’horizon lointain serait plus dégagé. "Les opportunités de pénétration à long terme restent intactes, IBA étant le principal acteur du marché", assure-t-il. "Les principaux obstacles à l’adoption de la protonthérapie continuent de baisser et nous prévoyons que la pénétration au sein du marché de la radiothérapie augmentera d’environ 1% aujourd’hui jusqu’à un niveau compris entre 15% et 20% (de nombreuses études suggèrent que 20% est plus proche de l’optimum)".

Côté action, même si IBA se négocie avec une décote, elle devrait le rester jusqu’à ce que la dynamique du marché de la protonthérapie s’améliore. C’est pourquoi son objectif de cours tombe à 13,10 euros. Soit le plus faible parmi tous les analystes.

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