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Pire séance depuis le krach (débriefing actions belges)

Dans le contexte de forte aversion au risque qui a dominé les marchés européens, le Bel 20 a souffert de la nette baisse des valeurs sensibles à la conjoncture, dont ses poids lourds AB InBev, ING et KBC.

Pas de miracle pour la Bourse de Bruxelles: le fort courant vendeur qui a submergé l'Europe boursière a aussi emporté la plupart des actions du marché belge. En clôture, le Bel 20  s'est contracté de 4,97%. C'est la plus forte baisse de l'indice belge depuis le 16 mars, lors du krach boursier dû à la pandémie.

Les investisseurs sont la proie d'une forte aversion au risque à cause d'inquiétudes pour la croissance après les prévisions économiques préoccupantes annoncées par la Réserve fédérale américaine mercredi soir. De plus, la remontée de certains chiffres de contaminations dans les bulletins épidémiologiques aux Etats-Unis et en Amérique latine fait redouter une deuxième vague du coronavirus.

Dans ce contexte incitant les investisseurs à se débarrasser des valeurs les plus sensibles à la conjoncture économique mondiale, les valeurs bancaires ont trinqué. ING  a dégringolé de 8,48% et KBC  a chuté de 5,80%.

Les investisseurs ont aussi fui les actions d'entreprises présentant un endettement élevé. Cette stratégie a fortement pénalisé AB InBev  dont le titre s'est contracté de 7,62%. Durant la remontée boursière, le groupe brassicole avait bénéficié des espoirs de reprise économique rapide mais il s'avère que le secteur horeca reprend ses activités très lentement.

Les ventes ont également affecté les titres qui avaient le plus profité de la remontée boursière après le krach. Aperam , deuxième plus forte hausse du Bel 20 entre le plancher du 17 mars et vendredi dernier avec une progression spectaculaire de 62%, a replongé de 5,07% jeudi.

Même les valeurs immobilières n'ont pas trouvé grâce aux yeux des investisseurs. Cofinimmo , qui a bouclé, mercredi soir, un rachat de six centres de soins de santé, a perdu 3,65%. La santé représente désormais 57% de l'immobilier détenu par la SIR (société immobilière réglementée). A partir de 60% d'immobilier dans ce secteur, les dividendes bénéficient d'un précompte mobilier réduit à 15%.

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