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analyse

Quatre entreprises sur dix augmentent leur dividende

Pendant la pandémie, les entreprises belges cotées ont relativement bien résisté et leurs actionnaires en ont profité. ©BELGA

Grâce au soutien des pouvoirs publics et des banques centrales ainsi qu’à d’importantes réductions de coûts, la plupart des sociétés belges cotées ont mieux traversé la crise du coronavirus qu’attendu. La confiance a fait son come-back, comme en témoigne le retour voire l’augmentation des dividendes.

La crise du coronavirus a laissé des traces sur les résultats des sociétés cotées sur Euronext Bruxelles, mais pas autant que ce que les experts craignaient. Les bénéfices nets des entreprises belges cotées ont certes perdu près de 50%, pour se situer à 9,4 milliards d’euros, mais cette baisse est surtout à mettre sur le compte de la plus grande entreprise du pays, AB InBev. Le groupe brassicole, qui représente 33% du marché mondial de la bière, a vu son bénéfice net s’effondrer de 85%. Si on exclut AB InBev – qui représente près de la moitié de la valeur boursière de Bruxelles – la baisse des bénéfices ne dépasse pas 24%.

9,4
milliards d'euros
Le montant total des bénéfices nets des entreprises belges cotées.

De plus, les bénéfices nets des entreprises belges se sont retrouvés sous pression à cause de nombreux facteurs non récurrents. Solvay a comptabilisé 1,5 milliard d’euros de réduction de valeur sur Cytec, le fabricant américain de matériaux composites légers. Si l’argent n’a pas quitté l’entreprise, cette ligne du compte de résultat a fait plonger le groupe chimique dans le rouge. Des moins-values actées par les bailleurs de biens immobiliers – en particulier dans le secteur du commerce de détail – ont également pesé sur les résultats nets.

Au niveau opérationnel, les entreprises s’en sont plus ou moins bien sorties, en particulier grâce au soutien des pouvoirs publics au cours du premier semestre 2020. Les entreprises lourdement frappées par la pandémie ont pu faire appel au chômage temporaire et se libérer d’une partie de leur charge salariale. Mais elles ont également pris elles-mêmes les choses en main. Le groupe chimique Solvay, le tréfileur Bekaert, le fabricant de couches Ontex et le groupe de matériaux Umicore ont réussi à économiser des centaines de millions d’euros en réduisant leurs coûts et en réalisant davantage de synergies. Solvay et Bekaert ont fermé des usines à l’étranger et licencié des centaines d’employés.

Autre élément marquant: la forte baisse des fonds de roulement. Les multinationales comme Bekaert, Solvay ou le groupe d’imagerie Agfa-Gevaert ont réduit leur fonds de roulement davantage que leur chiffre d’affaires, ce qui a amélioré leurs cash flows. "La crise nous a obligés à nous transformer plus rapidement et à nous concentrer sur la trésorerie et les coûts", a expliqué la CEO de Solvay, Ilham Kadri.

"La crise nous a obligés à nous transformer plus rapidement et à nous concentrer sur la trésorerie et les coûts."
Ilham Kadri
CEO de Solvay

Même pendant la pire année depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les entreprises ont réussi à réduire leur endettement. La dette totale des entreprises cotées à Bruxelles est passée de 109 à 99,8 milliards d’euros et le taux d’endettement par rapport au bénéfice net a baissé de 103 à 99%. Sans AB InBev, ce chiffre passe de 65 à 64%, un niveau d’endettement que l’on peut considérer comme sain. Les bilans s’améliorent d’année en année, ce qui permet aux entreprises d’être mieux armées en cas de crise.

Quelques sociétés ont même réussi à apurer leur dette, comme le groupe informatique Econocom, le fabricant d’accélérateurs de particules IBA ou Agfa-Gevaert, qui a vendu une partie importante de sa branche d’informatique médicale. Le bilan le plus solide est celui de la société de construction Moury Construct, qui avec 135 euros de cash par action – soit 58% de sa valeur boursière – peut se targuer d’avoir un bilan en béton armé. Si l’on déduit le cash du cours de bourse, Moury se négocie à peine à quatre fois son bénéfice net de 2020.

Dividendes généreux

La solidité des bilans, combinée à des carnets de commandes bien remplis et à l’arrivée des vaccins, a rendu suffisamment confiance aux entreprises pour qu’elles décident de se montrer généreuses avec leurs actionnaires. L’an dernier, de nombreuses grandes entreprises comme KBC, Bekaert, CFE et Umicore avaient réduit leur coupon. Aujourd’hui, quatre sociétés sur dix ont augmenté ou maintenu leur dividende et à peine une société sur dix l’a réduit. Par conséquent, les entreprises devront puiser plus profondément dans leurs réserves. Le "payout ratio" – c’est-à-dire le pourcentage du bénéfice net redistribué aux actionnaires – passe de 37 à 66%.

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milliards d'euros
Hors AB InBev, le montant des dividendes versés par les sociétés belges cotées a grimpé de 20%.

Lorsqu’on analyse les dividendes, il est important de faire la distinction entre les chiffres avec et sans AB InBev. Si on inclut le groupe brassicole, le dividende de l’ensemble des sociétés cotées baisse de 10% pour se situer à 6,3 milliards d’euros. Hors AB InBev, il augmente de 20% pour atteindre 5,26 milliards d’euros. Pour la troisième année consécutive, AB InBev a réduit son dividende à 0,5 euro par action pour garder sa montagne de dettes sous contrôle. À cause de la pandémie de coronavirus, la consommation de bières d’AB InBev dans le monde a diminué de 5,7%, faisant plonger de 13% le bénéfice brut d’exploitation. Le groupe a réduit sa dette de 12,5 milliards d’euros grâce à la vente de sa branche australienne et de son usine américaine de fabrication de canettes. À 73 milliards d’euros, l’endettement est encore très élevé.

D’autres entreprises mettent également en garde contre la hausse des prix des matières premières, signe de reprise de l’inflation. Le producteur de profilés en PVC Deceuninck, Agfa-Gevaert et le fabricant de mousses techniques Recticel ont vu les prix des matières premières de base augmenter nettement. "Et aux États-Unis, les salaires des travailleurs peu qualifiés ont fait un bond de 50% en deux ans. On assiste à une véritable surenchère", a indiqué Dirk De Cuyper, CEO de Resilux, le fabricant de bouteilles en PET, commentant la situation de son usine américaine.

©Mediafin

Belles surprises

Quels furent les plus belles surprises ? Dans les actions cycliques, Bekaert en fait sans aucun doute partie. Le groupe spécialisé en fil d’acier avait déjà publié un "update" positif en novembre, mais a cependant dépassé les attentes en termes de marges, de réduction de dette et de dividende. Le coupon a été multiplié par trois pour atteindre 1 euro brut, même si cela reste légèrement inférieur au dividende de 1,1 euro distribué en 2017 et 2018. "L’amélioration structurelle des marges n’est pas encore intégrée dans le cours", a expliqué Frank Claassen, analyste chez Degroof Petercam. Bekaert a pris d’autres mesures pour améliorer sa rentabilité. L’entreprise fermera son usine canadienne en mai prochain pour concentrer sa production nord-américaine aux États-Unis.

"Malgré la baisse des volumes de 7,5%, le bénéfice d’exploitation de Belron augmente de 40%, grâce à des économies de coûts et à l’augmentation des prix facturés due à la complexité de l’installation des nouveaux vitrages équipés de capteurs."
KBC Securities

D’Ieteren a également revu ses estimations plusieurs fois à la hausse, mais a fait mieux qu’attendu. Chez Belron, le temps est au beau fixe. "Malgré la baisse des volumes de 7,5%, le bénéfice d’exploitation de Belron augmente de 40%, grâce à des économies de coûts et à l’augmentation des prix facturés due à la complexité de l’installation des nouveaux vitrages équipés de capteurs. C’est impressionnant et fait oublier les moins bons résultats de la concession automobile et du fabricant de petits carnets de notes Moleskine", explique-t-on chez KBC Securities. La maison de bourse estime la valeur intrinsèque de l’action D’Ieteren à 126 euros, soit 20% de plus qu’avant la publication des résultats.

Malgré la baisse de 50% de son bénéfice d’exploitation, Agfa-Gevaert a publié des résultats acceptables. Le cours de bourse a surtout été soutenu par l’annonce d’un programme de rachat d’actions propres à hauteur de 50 millions d’euros, soit 8% de la capitalisation boursière du groupe. Le groupe de lingerie Van de Velde a également boosté son cours de bourse en relançant son programme de rachat d’actions propres.

Dans le secteur immobilier, le segment logistique a profité de la pandémie. Les spécialistes en entrepôts VGP, WDP et Montea ont une fois de plus affiché un rythme de croissance impressionnant. Ces résultats ne sont pas uniquement à mettre à l’actif de l’essor du commerce en ligne, mais sont aussi la conséquence des problèmes rencontrés par les livraisons en flux tendu en provenance d’Asie, qui poussent de plus en plus d’entreprises à se constituer des stocks plus importants en Europe. Les bailleurs d’espaces commerciaux ont connu une année catastrophique, après avoir dû renoncer à une partie des loyers suite à la fermeture des magasins. Les acteurs de magasins de banlieue comme Retail Estates ont mieux résisté. Dans le segment des bureaux, aucun défaut de paiement n’a jusqu’ici été enregistré. Les cours ont pris du plomb dans l’aile à cause de la crainte des investisseurs de voir le télétravail devenir en partie structurel. Dans le segment des maisons de repos, la crainte de vides locatifs à la suite des nombreux décès dus au coronavirus a provoqué des baisses de cours un peu folles, même si les loyers ont continué à être payés.

Autres gagnants

Chez UCB, il a fallu plusieurs lectures avant que les investisseurs ne se fassent une opinion. Immédiatement après la publication des résultats annuels, le groupe biopharmaceutique a gagné beaucoup de terrain parce qu’il se montrait optimiste à l’horizon 2025. D’ici là, le chiffre d’affaires devrait passer de 5,2 à au moins 6 milliards d’euros. Ensuite, les bénéfices devraient à nouveau baisser. Les analystes internationaux ont mis en garde contre l’échéance des brevets de quelques blockbusters. Par exemple, le Vimpat – un médicament contre l’épilepsie – perdra son brevet américain le 22 avril. UCB n’exclut pas que le chiffre d’affaires du Vimpat recule de 80%.

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UCB n’exclut pas que le chiffre d’affaires du Vimpat recule de 80% après la perte de son brevet le 22 avril.

Toujours dans le secteur médical, IBA a poursuivi sur le chemin de la reprise. Même si ses résultats sont surtout à mettre à l’actif du contrat de licence pour sa technologie avec un partenaire chinois et au succès des accélérateurs de particules traditionnels. Car la protonthérapie continue à avoir du mal à s’imposer dans la lutte contre le cancer.

Parmi les entreprises de taille moyenne, Deceuninck sort clairement du lot. La combinaison de la hausse des volumes et des réductions de coûts a fait bondir de 42% le bénéfice brut d’exploitation. Il faudra voir si l’entreprise pourra renouveler cet excellent résultat. Entre-temps, les prix du PVC ont augmenté de 50% par rapport à l’été dernier et la lire turque – une devise importante pour Deceuninck – s’est effondrée. D’autres entreprises familiales affichent également d’excellents résultats. Chez Resilux le bénéfice net bat un record, avec une hausse de 40%. Ce fabricant de bouteilles en PET – qui se concentre de plus en plus sur le recyclage – cueille les fruits des importants investissements des dernières années. Dans le secteur alimentaire, Lotus Bakeries a une fois de plus mérité d’être qualifié de solide comme un roc. La nouvelle usine de fabrication de spéculoos – pardon, de biscoff – aux États-Unis doit déjà s’agrandir.

CFE fait également partie des gagnants. Le groupe de construction et de dragage a bénéficié d’une série de hausses de son rating grâce à un carnet de commandes exceptionnel, qui compte 6 milliards d’euros de projets.

Parmi les rares sociétés technologiques cotées à Bruxelles, on trouve le fabricant de puces électroniques Melexis. L’augmentation du nombre de puces dans les voitures a compensé l’impact de la baisse de 20% des volumes dans le secteur automobile mondial. Récemment, la vente d’un important paquet d’actions par les actionnaires de référence a fortement pesé sur le cours.

Dans le secteur financier, les chiffres sont conformes aux attentes. Grâce à la hausse de 16% de ses bénéfices, Ageas a affiché son meilleur résultat historique, malgré la contribution quelque peu décevante des marchés asiatiques. Chez KBC, les provisions pour défauts de paiement suite à la pandémie ont fait plonger le résultat net de 42%. En mai, les actionnaires recevront 0,44 euro de dividende brut par action. Si la Banque centrale européenne (BCE) lâche le frein du paiement des coupons, ils percevront 2 euros de plus l’automne prochain. La mesure décidée par la BCE est logique: les dividendes font baisser les fonds propres. Vu que les banques utilisent d’importants leviers pour accorder des financements – chez KBC, le bilan total est 17 fois plus important que les fonds propres – toute hausse des dividendes est susceptible de faire se refermer les robinets du crédit.

Déceptions

L’entreprise belge ayant le plus déçu est clairement bpost. Alors que toutes les autres sociétés de distribution de courrier et de colis prospèrent grâce au succès du commerce en ligne, le bénéfice d’exploitation de la poste belge est en baisse de près de 10%. Pour la première fois depuis son introduction en bourse en 2013, le groupe postal affiche une perte nette et ses fonds propres sont en baisse de 16%. Les actionnaires devront faire une croix sur le dividende. Avec ces chiffres désastreux, il est logique que le CEO Jean-Paul Van Avermaet ait été remercié.

À cause des salles vides, le groupe Kinepolis a également supprimé son dividende. Idem chez Jensen, qui n’a pu livrer ses machines à laver aux hôtels et aux navires de croisière, chez Picanol, qui a vendu moins de métiers à tisser, et chez Miko, le spécialiste en café, vu que les employés ont déserté les bureaux. Même s’il a réussi à rester bénéficiaire et affiche une position de trésorerie de 36 millions d’euros, le spécialiste des serveurs d’images EVS a décidé de supprimer son dividende. Il n’existe en effet aucune certitude que les évènements sportifs comme les Jeux Olympiques auront lieu.

Chez Barco, toutes les divisions ont été touchées. Les concerts ont été annulés, les cinémas sont fermés et les entreprises ont mis au frigo leurs investissements dans des salles de réunion. Même le segment de l’imagerie médicale a tourné au ralenti vu que les hôpitaux ont surtout investi dans des équipements pour lutter contre le coronavirus. Conséquence: le résultat net du groupe s’est retrouvé dans le rouge. La trésorerie est passée de 329 à 194 millions d’euros, mais permet au groupe de payer un dividende. Désormais, vous pouvez percevoir ce dividende en actions, une option choisie par le président du groupe Charles Beauduin. Proximus fait également partie des perdants de la saison des résultats. Le groupe de télécoms a réduit son coupon de 20% et les estimations pour 2021 ont provoqué une vague de vente de l’action. Proximus doit davantage investir dans son réseau, les estimations de résultats sont décevantes et le taux d’endettement augmente. Après la publication des résultats, le cours de l’action a cédé 11%. Chez Proximus et bpost, l’État belge est l’actionnaire principal. Les pouvoirs publics s’avèrent être de mauvais actionnaires. La participation dans la chaîne de prêt-à-porter FNG, où le gouvernement flamand avait investi, ne vaut plus rien suite à la faillite du groupe. Les nombreuses participations du gouvernement wallon dans les entreprises de biotechnologie comme ASIT ont également durement souffert. Il ne reste plus à espérer que les entreprises de votre portefeuille se situent du bon côté de l’histoire.

Épinglé

AB InBev et le mythe de Sisyphe

Il faut le voir pour le croire: AB InBev réduit son endettement de 12 milliards d’euros. Et le taux d’endettement ? Il reste pratiquement inchangé ! Les fonds propres baissent pratiquement de manière équivalente. Pourquoi ? La conversion des devises "émergentes" – qui ont cédé du terrain – comme le réal brésilien et le rand sud-africain, a pesé sur les cash flows. Une mention spéciale pour Solvay: le groupe chimique a réduit de moitié son cash-flow libre en faisant attention aux coûts en pleine pandémie, réduisant ainsi considérablement ses dettes.

We are all Colruyt now

Il n’y a rien de mieux qu’une crise pour découvrir les bienfaits d’un bilan sain. Colruyt – qui n’est pas repris dans cet aperçu vu que le groupe clôture ses résultats au 31 mars – a prêché des années dans le désert avec son bilan en béton armé. Mais Afga, Econocom et IBA entre autres se sont désendettés pendant la pandémie. Les importants cash-flows ont permis notamment à Resilux, Tessenderlo, Sioen et Bekaert de réduire leurs dettes à vitesse grand V. Mais le plus impressionnant est le producteur de profils en PVC Deceuninck, qui a réduit ses dettes de plus de 50%.

Agfa: le plus dur reste à faire

Agfa-Gevaert a annoncé cette semaine qu’il devrait répercuter la hausse des prix des matières premières – aluminium, énergie, transport, etc. – sur le prix de vente des plaques offset. Et ce sera bien nécessaire: les résultats positifs de 2020 ne sont que la conséquence de la vente de sa vache à lait, la division Healthcare IT. À l’avenir, le bénéfice du groupe de Mortsel sera en grande partie lié à la capacité de la branche restante – Offset – à devenir durablement rentable.

Cap de bonne espérance

Le dividende "monstre" d’Euronav est surtout le résultat du premier trimestre incroyablement rentable. Même si le Canal de Suez était ouvert, les tankers ont contourné le Cap de bonne espérance vu que personne n’avait besoin de pétrole au début de la pandémie. En Europe, tout le monde a stocké les surplus d’or noir dans les tankers, ce qui a fait résonner la caisse chez Euronav. Mais cette période faste n’a pas duré et les taux de fret des tankers sont repartis à la baisse. Il ne faut donc pas s’attendre à un "bis repetita", même si l’armateur indique vouloir maintenir un dividende trimestriel de minimum 3 centimes par action.

Indigestion d'acronymes

Cette semaine, une blague a circulé sur Twitter. À côté d’une photo de la proue du géant des mers échoué dans le Canal de Suez on pouvait lire "adjusted ebitda", et à côté de la relative minuscule excavatrice sur la rive, "actual profits". Une image qui résume bien la saison des résultats. Les acronymes et les définitions "à la carte" des bénéfices témoignent d’une grande créativité. Chez le géant brassicole AB InBev, "l’ebitda normalisé" – le bénéfice hors charge d’intérêts, impôts, amortissements, dépréciation et toutes sortes de coûts "exceptionnels" – est 12 fois plus important que le bénéfice net part du groupe. C’est probablement la dernière fois qu’Orange Belgium nous saoule avec ses nombreux ebitda, tandis que chez Ter Beke, "l’UEBITDA" est plus facile à digérer qu’une lasagne surgelée. Avec une exception: chez Agfa, le bénéfice net est plus élevé que le REBITDA, grâce à la plus-value réalisée sur la vente de la branche informatique.

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