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Quel potentiel de rebond pour le Bel 20 après sa correction?

©AFP

Ce mercredi, le Bel 20 est entré en correction: depuis son dernier sommet du 16 avril, l’indice a perdu plus de 10%. Sur la base des objectifs de cours à 12 mois fixés aux actions composants l’indice vedette de la Bourse de Bruxelles, le Bel 20 affiche un potentiel de hausse de 15%.

Les actions composant l’indice Bel 20 ont corrigé en moyenne de 4,3% depuis la mi-juillet, avec des reculs massifs pour les groupes bancaires (-19% pour ING et -14% pour KBC) ainsi que pour Aperam (-14%). AB InBev (+ 8%), Proximus (+ 5%), Cofinimmo (+ 2%) et Umicore (+ 1%) ont été les seules valeurs à résister à la vague rouge.

51%
ING affiche la plus forte décote par rapport à l’objectif de cours moyen des analystes.

Dans le même temps, une majorité de composantes de l’indice ont vu leur objectif moyen progresser depuis la mi-juillet, avec notamment des hausses de 22% chez Galapagos, de 8% chez AB InBev, de 6% chez Barco ou de 4% chez WDP. La progression moyenne des objectifs moyens s’est établie à 1,7%.

Le plongeon des cours et la hausse des objectifs ont propulsé le potentiel moyen des composantes du Bel 20 vers 15%, les principales décotes étant affichées par ING (51%), Aperam (50%) ou encore KBC Group (38%).

AB InBev a enregistré une avalanche de révisions favorables des objectifs de cours (notamment chez Berenberg, Goldman Sachs, JPMorgan Cazenove, HSBC, RBC, Sanford Bernstein, Credit Suisse, ABN Amro, SocGen, Deutsche Bank) suite à l’annonce des résultats semestriels marqués par une baisse plus rapide que prévu de l’endettement; et suite à la vente des activités australiennes à un niveau de valorisation élevé. Jefferies et Merrill Lynch ont également relevé leur recommandation sur le groupe brassicole.

Ageas a aussi enregistré de nombreuses révisions favorables pour les objectifs de cours (chez Credit Suisse, KBC Securities, KBW, JPMorgan Cazenove ou Odoo BHF) suite à la publication de résultats semestriels supérieurs aux attentes. De son côté, Morgan Stanley a repris sa couverture avec un avis favorable, en raison notamment d’une valorisation qui sous-estime l’importance des activités chinoises. "Au niveau du Benelux, Ageas est notre assureur préféré", assure Morgan Stanley.

Aperam a subi deux baisses d’avis (Kepler Cheuvreux, Degroof Petercam) et une multitude de révisions négatives des objectifs (notamment Citigroup, Deutsche Bank, Jefferies JPMorgan Cazenove) suite à l’annonce de résultats semestriels qui ont confirmé la pression subie sur la marge opérationnelle avec un impact des mesures mises en place par l’Union européenne qui n’apportent pas suffisamment de soutien aux producteurs d’acier.

Galapagos a subi deux baisses d’avis depuis la mi-juillet (Raymond James, Jefferies), les courtiers estimant que le cours actuel reflète les perspectives de croissance pour les prochains mois. Dans le même temps, de nombreux courtiers (SVB Leerink, UBS, Nomura, KBC Securities, Degroof Petercam) ont relevé leurs objectifs afin de prendre en compte l’accord de coopération étendu signé avec Gilead Sciences.

KBC a été particulièrement entouré depuis la mi-juillet, avec de nombreuses révisions à la baisse des objectifs (Kepler Cheuvreux, SocGen, UBS, Credit Suisse) suite à la publication des résultats trimestriels. Merrill Lynch a toutefois donné un premier avis "acheter", estimant que KBC devrait mieux résister que ses concurrents au climat actuel de taux bas.

GBL a été relevé vers "acheter" chez KBC Securities, l’analyste appréciant la montée en puissance des participations non cotées dans le portefeuille.

Ontex a vu ses objectifs relevés chez Goldman Sachs, JPMorgan Cazenove, Barclays ou Liberum, suite à l’annonce du plan de transformation qui devrait soutenir les marges jusqu’en 2021.

Solvay a été remonté en position neutre chez Kepler Cheuvreux en raison de la sous-performance récente du groupe chimique par rapport au reste du secteur chimique européen.

Barco a vu son avis descendre en position neutre chez Kempen, l’analyste soulignant que la valorisation actuelle reflète de manière adéquate la croissance attendue.

ING a été repris à "acheter" chez Merrill Lynch, qui estime que la rentabilité opérationnelle devrait évoluer plus favorablement que chez ses concurrents dans le climat de taux bas.


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