UCB est "prêt à briller", estiment les analystes d'ING

Depuis le début de l'année, l'action UCB a grimpé de 34% sur Euronext Bruxelles.

ING rejoint les rangs, déjà bien fournis, des brokers qui recommandent un achat de l'action UCB. Voici ses principaux arguments en faveur du groupe pharmaceutique.

C’est sans conteste l’une des très belles performances observées au sein du Bel 20 au cours d’une année 2020 pour le moins mouvementée. Si la palme revient à la biotech argenx avec un bond de plus de 50% depuis début janvier, la seconde marche du podium est occupée par UCB (+34%) . Sur le même temps, notre indice de référence a reflué, quant à lui, de 10%.

Aujourd’hui encore, un broker vient rejoindre la liste, déjà bien fournie, de ceux qui conseillent un achat de l’action du groupe pharmaceutique. Ils sont une douzaine dans ce cas, contre six qui recommandent de conserver la valeur. L’objectif de cours moyen atteint 108 euros .

"Game changer"

Maxime Stranart et David Vagman, d’ING, ont donc entamé le suivi de la valeur avec une recommandation à "acheter". L' objectif de cours est fixé à 130 euros. Leur conviction repose sur le potentiel du Bimekizumab (41 euros par action) qui se profile pour devenir un "game changer" pour UCB sur le terrain du psoriasis. Des données de phase III ont démontré une supériorité significative par rapport à d’autres traitements de la nouvelle génération.

3,4 milliards
d'euros
Les analystes d'ING estiment le pic des ventes pour le Bimekizumab à 3,4 milliards d’euros en 2029.

C'est l’Humira d’AbbVie qui a dominé ce marché au cours de la dernière décennie, mais le brevet arrivera à échéance en 2023. Les analystes estiment le pic des ventes pour le Bimekizumab à 3,4 milliards d’euros en 2029, ce qui implique une part de marché conservatrice de 10% pour le psoriasis dans son ensemble.

La fin d'une époque

Malgré tout, pour UCB, c’est bien la fin d’une époque, estime le tandem. Le Vimpat (12 euros par action) et le Cimzia (30 euros), deux blockbusters du groupe, approchent à grands pas de la perte de leur exclusivité (2022 et 2024 respectivement). Mais le portefeuille actuel et les lancements futurs du Bimekizumab, du Zilucoplan (10 euros) et du Roza (7 euros) seront plus que suffisants pour compenser cela, rassurent-ils.

"UCB a également pris la bonne habitude de battre régulièrement la guidance et le consensus avec cinq avertissements sur résultats positifs."
Maxime Stranart et David Vagman
Analystes chez ING

Pour justifier leur engouement pour la valeur, Maxime Stranart et David Vagman mettent également en avant la mise en place exceptionnelle de la stratégie depuis 2015 et la nomination de Jean-Christophe Tellier au poste de CEO. Entre 2014 et 2019, les revenus d’UCB ont progressé en moyenne de 8% par an et le bénéfice par action de 25%. "UCB a également pris la bonne habitude de battre régulièrement la guidance et le consensus avec cinq avertissements sur résultats positifs".

Enfin, les analystes pointent le fait qu'UCB se traite à 16 fois le bénéfice attendu pour 2021, ce qui représente une décote de 25% par rapport à ses homologues européens, et cela, malgré des estimations de bénéfices supérieures.

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