Un administrateur d'Econocom vend des parts, les investisseurs l'imitent

©doc

L'action Econocom a signé l'une des plus fortes baisses à la Bourse de Bruxelles ce jeudi. Un de ses administrateurs a vendu pour 325.000 euros d'actions la veille.

L'art de montrer l'exemple. Les transactions de dirigeants de société cotée sont extrêmement suivies par les autorités - le cas de Dominique Leroy en est le parfait exemple - mais également par les investisseurs. Il n'est en effet pas rare que certains administrateurs tentent en période difficile de rassurer les actionnaires en achetant un paquet d'actions de leur société. Signe selon eux qu'ils ont confiance dans l'avenir de leur entreprise.

D'aucuns se souviendront que l'ancien patron de Nyrstar, Hilmar Rode, a acquis plusieurs fois des actions du groupe industriel pour faire taire les inquiétudes sur son état de santé financier. En vain...

Mais l'inverse est également possible. Pour une raison ou une autre, un dirigeant peut être amené à vendre des actions de sa société. Une transaction qui peut parfois intriguer certains investisseurs, alimentant les craintes que l'entreprise va moins bien qu'il n'y paraît. Prenons ainsi le cas d'Econocom  , dont l'action a signé l'une des plus fortes baisses à la Bourse de Bruxelles ce jeudi. Au-delà de l'actualité internationale avec les tensions commerciales entres les États-Unis et l'Europe, le groupe de services informatiques n'a rien annoncé de particulier.

Une chute de 70% en deux ans

Jean-Philippe Roesch ©Le revenu

Sur le site de la FSMA (l'autorité belge de surveillance des marchés financiers), on apprend cependant que Jean-Philippe Roesch, administrateur et président du Comité d'audit d'Econocom, a vendu mercredi quelque 147.030 actions de la société pour un montant total d'environ 325.000 euros. A priori rien d'inhabituel pour cet homme d'affaires qui est souvent repris sur le site de la FSMA comme vendeur d'actions. 

La nouvelle a pourtant fait pression sur le cours d'Econocom, qui affiche une chute d'environ 70% depuis son pic de mai 2017. "La vente d'initiés à ce prix peut inciter certains à vendre leurs actions. D'autres peuvent en avoir marre de la chute du cours et vendre leurs actions sous le slogan 'Réduisez vos pertes'", a commenté pour nos collègues du Tijd un trader anonyme. Moi-même, je ne ferais pas trop attention aux ventes d'initiés. Aucun autre membre du conseil d'administration n’a vendu d’actions cette année."

Rappelons que le groupe de services informatiques a connu une année 2018 très difficile. Son bénéfice par action s'est établi à 0,26 euro contre 0,27 estimé par le consensus. Et même si son chiffre d'affaires a progressé d'environ 3% au premier semestre 2019, les analystes restent prudents. La moitié d'entre eux recommandent aux investisseurs de "conserver" la valeur.

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