Un deuxième aval américain en poche, Acacia voit son action flamber

La FDA a validé le sédatif développé par Acacia pour les interventions rapides.

Après avoir décroché en février l'aval de la FDA pour son produit-phare, le Barhemsys, Acacia Pharma obtient désormais le feu vert pour son Byfavo (remimazolam).

L'action de la biotech Acacia Pharma flambait ce vendredi quelques minutes après l'ouverture de la séance. Le titre gagnait plus de 16% à 3,45 euros.

La biotech anglo-américaine, spécialisée, notamment, dans les anti-vomitifs à destination des hôpitaux, a reçu l'approbation de la FDA pour son Byfavo (remimazolam). Il s'agit d'un sédatif intraveineux à effets très rapide. Il est utilisé pendant les procédures médicales invasives d'une durée de maximum 30 minutes, telles que la coloscopie ou la bronchoscopie.
 Acacia affirme que, chaque année, quelque 25 millions d'interventions de ce type sont effectuées aux États-Unis. 

25 millions
d'euros
Acacia va recevoir une ligne de crédit de 25 millions d'euros de son partenaire néerlandais Cosmo Pharmaceuticals.

Dans les détails

Cette approbation va contribuer à renforcer les ressources financières d'Acacia Pharma, indique la biotech dans son communiqué.

La société va ainsi recevoir une ligne de crédit de 25 millions d'euros de son partenaire néerlandais Cosmo Pharmaceuticals. En retour, Acacia Pharma effectuera un paiement initial de 30 millions d'euros pour la licence de Byfavo à Cosmo, comprenant 15 millions d'euros en espèces et 15 millions d'euros en actions ordinaires Acacia Pharma. Les 10 millions d'euros de trésorerie nette qu'Acacia Pharma recevra aideront au financement du lancement du Byfavo sur le marché américain.

En mars dernier, Acacia indiquait que pour financer le lancement du Barhmesys et du Byfavo, elle devrait se financer via de la dette ou des actions nouvelles au cours de 2020.

Deuxième validation

C'est la seconde bonne nouvelle pour Acacia Pharma en quelques mois. En février dernier, la biotech décrochait, en effet, le feu vert des autorités sanitaires américaines pour la commercialisation de son produit-phare, le Barhemsys. Avant d'obtenir ce graal, la biotech avait connu deux refus.

En mars dernier, elle indiquait que pour financer le lancement du Barhmesys et du Byfavo, elle devrait se financer via de la dette ou des actions nouvelles au cours de 2020. Le lancement commercial des deux molécules est prévu au second semestre 2020.

"La phase de commercialisation nécessitera une force de vente dédiée pour conquérir les centres hospitaliers et chirurgicaux ciblés. Nous pensons qu'une première équipe de 30 à 40 commerciaux permettra de couvrir environ 50% des centres. Une montée en puissance allant de 60 à 80 représentants sur 3 à 4 ans permettrait de couvrir plus de 75% des centres", explique Benoit Louage, analyste chez Degroof Petercam, dans une note publiée ce vendredi. Et d'ajouter: "Bien que l'injection de 10 millions d'euros aidera à financer le lancement du produit, nous pensons que la société cherchera des ressources de financement supplémentaires dans un avenir proche pour soutenir pleinement sa stratégie commerciale".

Son objectif de cours passe de 6 à 6,2 euros. "À notre avis, cette double validation réduit le risque pour la société, ce qui ne se reflète pas dans le cours de l'action actuellement", souligne enfin Benoit Louage. C'est pourquoi il a réitéré sa recommandation à "acheter".

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