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"Un très mauvais timing" pour l’offre d’Ageas sur Direct Line

Ageas ne peut plus désormais faire d’offre sur Direct Line pendant une période de six mois.

Au soulagement du marché, Ageas a décidé de ne pas déposer d'offre ferme pour racheter Direct Line dont l'action chute donc en bourse. Pas fan du tout de cette opération, un analyste d'ING estime, en outre, que le moment n'était absolument pas propice.

Ageas ne fera finalement pas le forcing pour mettre la main sur l’assureur britannique Direct Line . Après deux tentatives officielles infructueuses, le groupe belge a décidé de ne plus insister face, notamment, au manque d’enthousiasme de ses interlocuteurs.

En outre, un nouveau relèvement du prix de l’offre - le dernier valorisait Direct Line à 3,7 milliards d’euros, Ageas pesant pour sa part 7,8 milliards en bourse - ne semblait guère justifié. Ageas n'a en effet pas été "en mesure d'identifier des éléments supplémentaires sur la base des informations publiques disponibles qui justifieraient des ajustements significatifs aux termes de son offre éventuelle."

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Ageas en forme, Direct Line chute

Kepler Cheuvreux ("réduire"; 40 euros) estime, par ailleurs, qu’il y a eu une réticence de la part d’actionnaires face à cette opération (qui, rappelons-le, se basait en grande partie sur un échange de titres) et "qu'un soutien lors de l'assemblée générale annuelle aurait pu s'avérer difficile pour Ageas ". En bourse, le marché se montrait plutôt satisfait, le titre progressant de 2% en matinée. Pour Direct Line, par contre, c’est la chute.

Un soutien lors de l'assemblée générale annuelle aurait pu s'avérer difficile pour Ageas.

Kepler Cheuvreux

Cela signifie-t-il, pour autant, qu’Ageas renonce définitivement à Direct Line? À voir.. . Ce qui est sûr, c'est qu’il ne peut plus désormais faire d’offre pendant une période de six mois (jusqu’au 22 septembre) sauf si l’assureur britannique prend l’initiative pour conclure un accord ou si une partie tierce annonce son intention de lancer, à son tour, une offre, précise Kepler. "Nous pensons qu'Ageas attendra l'été pour voir si une opportunité d'acquisition de Direct Line se présente. L'hypothèse de base est donc qu'il ne se passera rien avant l'été."  

Pas convaincu

Chez KBC Securities ("acheter"; 50 euros), Thomas Couvreur pense que le groupe belge continuera à rechercher des possibilités de fusion et d'acquisition au Royaume-Uni. "Compte tenu de la petite taille de leurs activités actuelles, les rendements risquent toujours d'être inférieurs à la norme, malgré l'amélioration observée en 2023."

"Si Ageas envisageait cette transaction 'il y a plus d'un an' comme ils l'ont dit, alors elle aurait dû être lancée au 3e trimestre 2023."

Jason Kalamboussis
Analyste chez ING

Jason Kalamboussis d’ING ("acheter"; 47,5 euros), de son côté, n’était guère convaincu par cette opération. Pour plusieurs raisons dont, entre autres, l’avenir incertain de la participation de Fosun (10%) dans Ageas, le redressement pas encore terminé d’Ageas UK et l’arrivée d’un nouveau CEO chez Direct Line. "Le moment n'était absolument pas propice", souligne l’analyste. "Si Ageas envisageait cette transaction 'il y a plus d'un an' comme ils l'ont dit, alors elle aurait dû être lancée au 3e trimestre 2023."

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