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Une année déjà record pour les levées de capitaux à Bruxelles

Vincent Van Dessel, président d'Euronext Bruxelles, a compté 32 opérations depuis janvier. Un record. ©BELGA

Les levées de capitaux n'ont jamais été aussi nombreuses à la Bourse de Bruxelles. Euronext Bruxelles en a compté 32 depuis janvier, un record.

Les six premiers mois de l'année se sont soldés par une activité soutenue en termes de levées de capitaux à la Bourse de Bruxelles. Euronext Bruxelles a compté 32 opérations, principalement des augmentations de capital, au premier semestre, pour 2,32 milliards d'euros."On a battu un record, il n'y a jamais eu autant d'opérations sur toutes les années précédentes" a souligné Vincent Van Dessel, président d'Euronext Bruxelles lors d'une conférence.

Argenx (1,078 milliard d'euros), Aedifica (286 millions d'euros),WDP (200 millions d'euros), Xior (179 millions d'euros) et Cofinimmo (180 millions d'euros) ont entre autres sollicité le marché au premier semestre.

Euronext Bruxelles a aussi comptabilisé 383 millions d'euros de volumes de transactions au premier semestre, contre 435 millions en 2020. "En nombre de transactions par jour, on avait battu un record historique de mars à juin 2020, mais désormais, on est retombé à 72.559, en ligne avec la moyenne des six dernières années" a noté Vincent Van Dessel. "Les investisseurs particuliers ont eu une influence importante. Ils ont généré moins de volumes de transactions, mais ont réalisé plus de transactions" pointe-t-il.

"On observe une grande différence avec les mois de mars et avril 2020, mais les investisseurs particuliers sont restés plus actifs qu'avant la crise du Covid-19."
Vincent Van Dessel
Président d'Euronext Bruxelles

Au premier semestre, les investisseurs particuliers ont pesé 3,75% des volumes de transactions sur la Bourse de Bruxelles, selon Euronext Bruxelles.

En 2020, cette proportion avait atteint 4,43% sur la même période. "On observe une grande différence avec les mois de mars et avril 2020, mais les investisseurs particuliers sont restés plus actifs qu'avant la crise du Covid-19" souligne Vincent Van Dessel.

Les plus petites valeurs boudées par les particuliers

En termes de nombre de transactions, les investisseurs particuliers en ont réalisé 1,085 millions sur les six premiers mois contre 1,521 millions sur la même période en 2020.

"Les investisseurs particuliers sont de retour, car on voit une hausse des volumes de transactions sur les marchés. Mais étonnamment, ceux-ci se concentrent sur les grandes valeurs alors qu'ils ont plus d'influence sur la liquidité des sociétés moyennes et petites cotées."
Vincent Van Dessel

Toutefois, le chiffre reste au-dessus d'un million, alors qu'en 2019, sur la même période, le nombre de transactions des particuliers s'élevait à 855.671. "Les investisseurs particuliers sont de retour, car on voit une hausse des volumes de transactions sur les marchés. Mais étonnamment, ceux-ci se concentrent sur les grandes valeurs alors qu'ils ont plus d'influence sur la liquidité des sociétés moyennes et petites cotées" regrette Vincent Van Dessel.

Il a constaté qu'au premier semestre, les investisseurs particuliers ont représenté 14,2% des volumes de transactions sur les valeurs moyennes et petites. "Les investisseurs particuliers s'orientent vers les grandes valeurs car il y a plus de liquidités, or, ils apportent eux-mêmes de la liquidité sur les plus petites valeurs" souligne-t-il.

14,2%
Les investisseurs particuliers ont pesé plus d'un cinquième des volumes de transactions sur les valeurs moyennes et petites cotées à Bruxelles au premier semestre.

Des propositions au gouvernement

Vincent Van Dessel milite pour que le gouvernement encourage l'investissement dans les valeurs de moins d'un milliard d'euros de capitalisation cotées sur la Bourse de Bruxelles. "Nous devons faire la promotion des petites valeurs pour les investisseurs particuliers, comme le font l'Italie, et la France, notamment avec le Plan d'épargne en actions" indique-t-il. "Il faut aussi montrer l'intérêt pour les sociétés familiales d'être coté en bourse pour se financer et se professionnaliser. Car seuls 3% des sociétés familiales survivent à la deuxième génération" ajoute-t-il.

"Nous demandons deux mesures simples. Pour attirer les sociétés familiales en bourse, il faut abaisser le précompte mobilier de 30 à 20% pour les entreprises de moins d'un milliard d'euros de capitalisation. Il faut aussi abolir la taxe sur les opérations boursières pour les sociétés de moins d'un milliard d'euros" annonce-t-il.

Il espère que celles-ci vont booster les introductions en bourse à Bruxelles, bien que, cette année, quatre sociétés (Ekopak, Choice, TheraVet et Biotalys) ont rejoint la cote. Vincent Van Dessel a ajouté que le pipeline pour les introductions en bourse reste garni, dont une SPAC (une société de chèque en blanc).

Le résumé

  • Les volumes de transactions ont baissé à la bourse de Bruxelles au premier semestre par rapport à la période record de 2020. Mais ils restent soutenus.
  • Les investisseurs particuliers ont représenté 3,75% des volumes de transactions sur les actions belges au premier semestre selon Euronext Bruxelles.
  • Euronext Bruxelles souligne qu'ils ont privilégié les grandes valeurs du Bel 20.
  • Euronext Bruxelles plaide pour des incitants pour l'investissement dans les petites et moyennes valeurs.

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