Voici les actions les plus "shortées" à la Bourse de Bruxelles

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Découvrez quelles sont les cibles privilégiées des vendeurs à découvert ("shorteurs") sur Euronext Bruxelles.

Les "shorteurs" ne lâchent pas l’affaire. Ces spéculateurs professionnels qui parient sur la chute d’une action, ont toujours leurs cibles privilégiées à la Bourse de Bruxelles.

Rappelons le principe de base de la vente à découvert ("short"): emprunter des actions, les vendre sur le marché et les racheter ensuite à un cours inférieur en empochant la différence. Les positions vendeuses égales ou supérieures à 0,50% du capital doivent être déclarée auprès de la FSMA, le gendarme belge des marchés financiers.

Autant dire qu’une partie des positions passent dès lors sous les radars. Notre classement se base sur les chiffres officiels de la FSMA qui ne concernent que les sociétés belges. Exit donc Aperam et Galapagos, entre autres, qui dépendent d’autorités de marché d’autres pays.

Notre dernier tour d’horizon, qui remonte à la mi-août, a connu quelques changements. La pression s’est allégée, par exemple, pour Melexis qui occupait la 3e place et qui a quitté notre top 5.

Ontex, cible n°1

C’est Ontex qui occupe encore la première marche du podium avec trois fonds spéculatifs détenant un total de 4,7% du capital et cela malgré des résultats du troisième trimestre conformes aux attentes et des perspectives 2019 confirmées début novembre. Ce mardi, JP Morgan a même intégré la valeur dans sa liste d’achat en relevant son objectif de cours à 19 euros. Depuis le début de l’année, le bilan boursier du spécialiste des produits d’hygiène personnelle jetables s’avère plutôt mauvais avec un recul de 4% alors que, dans le même temps, le Bel 20 grimpait de 20.

Le groupe publiera ses résultats annuels le 4 mars.

Nyrstar, encore et toujours

La deuxième place revient à un habitué de longue date de ce classement. Malgré tous les changements que Nyrstar a connu dernièrement, au premier rang desquels figure le transfert de tous ses actifs dans une Newco contrôlée par Trafigura, qui est également son actionnaire de référence, les "shorteurs" restent à l’affût.

Ils sont deux totalisant une position de 3,17%. Pourtant, dans la société actuelle, le seul actif est désormais une participation de 2% dans cette Newco. Elle pourrait même être totalement vidée de sa substance dans la mesure où Trafigura a fait une offre de 22,5 millions d’euros pour acquérir ces 2%.

Nyrstar publiera ses comptes semestriels consolidés le 13 décembre prochain.

La claque de Biocartis

La medtech Biocartis qui était entrée à la 5e place de notre classement il y a trois mois, décroche désormais la médaille de bronze avec une position "short" totale de 3,08% entre les mains de deux fonds.

Début septembre, cette société, qui a développé un mini-labo de diagnostic et différentes cartouches en fonction des maladies à identifier, avait déjà donné raison aux vendeurs à découvert. Le titre s’était effondré de 30% après une croissance des ventes inférieure aux attentes en raison du ralentissement des ventes aux États-Unis. Depuis janvier, l’action a perdu 40% de sa valeur.

Biocartis publiera ses résultats annuels le 5 mars.

Le rebond d'Umicore

Umicore , pour sa part, occupe toujours la quatrième position, mais l’étau s’est quelque peu desserré la position totale passant de 3,38% du capital à 3,05%.

Il faut dire que, ces derniers mois, le spécialiste de la technologie des matériaux très présent dans les composants pour véhicules électriques a conclu deux accords d’approvisionnement dans ce secteur. Il a également vu son action s’envoler de près de 50% portant son bilan annuel à +10%. Fin novembre, Goldman Sachs a même entamé le suivi de la valeur avec un conseil d’achat et un objectif de cours de 51 euros, le plus élevé parmi les brokers qui suivent la valeur.

Umicore publiera ses résultats annuels le 7 février.

IBA, le retour

Enfin, IBA signe son retour dans le top 5. Fin août, le spécialiste mondial de la protonthérapie a pourtant fait état d’un carnet de commandes à son plus haut historique et d’une réduction de la perte nette. Il a également confirmé son retour à la rentabilité en 2019 dans sa déclaration intermédiaire du 3e trimestre publiée mi-novembre. Manifestement quatre "shorteurs" (2,41% du capital) estiment que la traversée du désert d’IBA n’est pas encore arrivée à son terme. Depuis, janvier, l’action n’a grappillé que 6%.

IBA publiera ses résultats annuels le 26 mars.

Le cas Colruyt

Signalons, pour terminer, que Colruyt , qui est la valeur du Bel 20 collectionnant le plus d’avis négatifs de la part des analystes financiers, mais dont le cours est largement supérieur à l’objectif de cours moyen, n’est dans le collimateur que d’un seul "shorteur" détenant une position de 0,60%.

Les positions "short" sur les valeurs belges. ©FSMA

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