Airbus survole le CAC 40 à Paris

©REUTERS

L'action survole la Bourse de Paris après la publication des résultats. Elle évolue à ses plus hauts historiques.

Les investisseurs paraissent unanimes à la Bourse de Paris. En ayant réussi à faire décoller ses résultats en 2017, le constructeur aéronautique et de défense européen Airbus a réalisé un bel exploit. Certes, son chiffre d’affaires a stagné à 66,767 milliards d’euros. Par contre, son résultat d’exploitation ajusté a grimpé de 8% pour atteindre 4,253 milliards d’euros.

Cela a suffi pour faire bondir son résultat net de 189% à 2,873 milliards d’euros, soit par action 3,71 euros. Précisons tout de même que ce montant tient compte d’une plus-value nette de 604 millions d’euros réalisée lors de la cession de la division Defence Electronics

Airbus aurait pu mieux faire s’il n’y avait pas eu une charge de 1,3 milliard d’euros prise dans le cadre du dossier de l’A400M en plus de celle de 2,2 milliards déjà comptabilisés en 2016. Sans cet élément qui n’est pas appelé à être récurrent, le résultat final se serait élevé à un peu plus de 4 milliards d’euros, soit par action 4,8 euros.  

En 2017, les livraisons d’avions commerciaux d’Airbus ont atteint le nombre record de 718 unités. En 2016, ils étaient de 688 unités. De son côté, Boeing avait livré 763 avions commerciaux l'an passé.

Fort de ces belles performances, Airbus va proposer à ses actionnaires une augmentation de 11% du montant brut de son dividende à 1,50 euro à chacune des 774,6 millions d’actions qui constituent son capital.

"Nous avons surpassé tous nos indicateurs clés pour 2017, grâce à de très bonnes performances opérationnelles, en particulier au dernier trimestre".
Tom Enders, Président exécutif (CEO) d’Airbus.

" Nous avons surpassé tous nos indicateurs clés pour 2017, grâce à de très bonnes performances opérationnelles, en particulier au dernier trimestre.  En dépit de problèmes persistants sur les moteurs de l’A320neo, nous avons poursuivi la montée en cadence de la production et avons finalement livré un nombre record d’appareils. Concernant l’A400M, nous avons amélioré la situation en matière industrielle et capacitaire, et convenu d’une remise à plat contractuelle avec les clients gouvernementaux qui devrait sensiblement réduire les risques résiduels du programme. Cela se traduit par le provisionnement d’une charge exceptionnelle”, a en substance déclaré Tom Enders, Président exécutif (CEO) d’Airbus.

Airbus espère livrer 800 avions

La Bourse a aimé ces nouvelles. Mais elle a encore plus adoré les prévisions données par le CEO, qui comptent pour une bonne part dans la hausse de 10,28% de l’action ce mercredi à la Bourse de Paris. Elle a clôturé à 92,82 euros, soit à un souffle de son plus haut historique de 93,25 euros, atteint le 22 janvier 2018.

On apprend ainsi que le constructeur, qui comptait à fin décembre 1.109 commandes nettes d’avions commerciaux, prévoit de livrer en 2018 " environ 800 avions commerciaux  sous réserve que les motoristes respectent leurs engagements ". Le groupe espère rattraper son grand rival Boeing  d’ici 2020 sur le plan des livraisons. Lors de la publication de ses résultats 2017 le 31 janvier, le constructeur américain avait indiqué qu’il prévoyait de livrer entre 810 et 815 appareils commerciaux cette année.

Parmi les autres perspectives données, Airbus table sur un bénéfice d’exploitation  ajusté en hausse d’environ 20% avant fusions et acquisitions (contre +8% en 2017), et sur un flux de trésorerie disponible stable par rapport à 2017 (2,95 milliards d’euros).

Des 7 analystes répertoriés par Bloomberg qui ont réagi à la publication des résultats d’Airbus ce matin, 4 disent " surpondérer " l’action de ce constructeur basé à Blagnac en France, et 3 suggèrent de la " conserver ". Les objectifs de cours vont de 75 euros (Jefferies) à 115 euros (Morgan Stanley).

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés