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Bekaert file à un niveau sans précédent

Bert De Graeve, CEO de Bekaert

Nouveau plus haut touché par le titre Bekaert ce mercredi. L'action du tréfileur a pour la première fois terminé la séance à près de 87 euros. Outre une exposition favorable aux marchés émergents, le titre Bekaert exemplifie l’intérêt croissant pour les valeurs industrielles belges et tord le cou au préjugé des actions à haut rendement.

En ponctuant la séance à 86,69 euros, l’action Bekaert a acquis la valeur la plus élevée à laquelle elle ne s’était jamais échangée. En faisant abstraction de la division du titre par trois, intervenue le 10 novembre dernier, le titre du groupe de tréfilerie s’est apprécié de 139,67 % depuis le 4 janvier 2010. A l’époque, il ne valait que 36,17 euros et la communauté financière ne saluait que depuis peu son potentiel de croissance.

Mais "une tendance à la hausse s’est installée sur les valeurs industrielles et on ne voit pas vraiment une décélération", commentait Bernard Hanssens, analyste pour la Banque Degroof, sur base des résultats trimestriels de la société courtraisienne."La demande n’est plus seulement apparente comme ce fut le cas au dernier trimestre 2008 jusque fin 2009. Après une longue période de restockage, nous sommes repartis aujourd’hui dans une demande réelle."

Sans omettre que, ces dernières années, Bekaert a fait peau neuve. Une mue qui lui a permis de passer du statut d’entreprise cyclique à celui d’entreprise de croissance. Ainsi, la génération de bénéfice s’avère tributaire de l’Asie et de l’Amérique, comme l’ont démontré ses 2,4 milliards de chiffre d’affaires consolidé sur 9 mois. Un montant similaire à celui de toute l’année 2009 mais pour lequel l’apport des marchés d’Amérique du Nord et d’Amérique latine a fait toute la différence. "Bekaert continue à enregistrer de belles croissances pour ses ventes grâce à un mix de produits très favorable", indiquait alors la KBC qui en avait profité pour rehausser son objectif de cours à 85 euros, contre 76 auparavant.

Parmi les "blue chips" européennes, autrement dit les sociétés de grande taille (en français dans le texte), Bekaert est finalement parvenue à se hisser dans le peloton de tête des actions les plus conseillées à l’achat. Le consensus s’élève à 91,67 %, 1 seul analyste sur les 12 suivant le titre étant d’avis de le conserver.

Seul contre tous


Le 1er novembre dernier, le courtier néerlandais Kempen & Co s’est désolidarisé du consensus en revoyant son opinion à la baisse. En cause, une certaine appréhension quant à l’éventuel ralentissement de l’activité économique. Ainsi que le risque de voir les taux de change et les matières premières ne plus être favorable au groupe. Des inquiétudes partagées par certains gestionnaires de fonds selon lesquels les marges élevées de Bekaert ne seront pas tenables à moyen terme et conduiront, à un moment ou l’autre, au renversement de tendance.

Toutefois, l’économie américaine, important marché développé, émet depuis ce lundi des signes positifs de soutien à la reprise. Ce qui constitue un facteur d’accélération des résultats et, a fortiori, de la cotation.

Obligation du succès, et inversement

Le tréfileur avait annoncé le 2 décembre dernier un emprunt obligataire à 8 ans d’un montant minimum de 100 millions d’euros (coupon de 4,50 %, prix d’émission de 101,875 %) sous la forme d’une offre au public en Belgique et au Luxembourg.

Suite au succès rencontré, la période de souscription a été clôturée de façon anticipative ce mardi. Les obligations seront émises le 23 décembre prochain, pour un produit net de 99.880.000 euros.

Divisé pour régner ?


Le phénomène du "split", ayant transformé chaque ancienne action Bekaert en trois nouvelles, a évidemment participé à l'intérêt d'investir dans la valeur. De nombreuses études n'ont pas manqué de démontrer qu'en achetant des actions avant la division d'un titre et en revendant une part peu après la scission, l'investisseur surperforme le rendement propre au marché.

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