Bel 20 dans le vert, Dexia lanterne rouge

©Photo News

L'indice bruxellois a signé la meilleure performance européenne d'une séance morne, Wall Street étant fermée en l'honneur du Labor Day. Nombre d'investisseurs ont ainsi délaissé les marchés, ces derniers restant sans catalyseur pour accentuer la hausse. Les indices européens ont dès lors poursuivi leur bonne tenue de la semaine dernière, durant laquelle le paneuropéen DJ Stoxx 600 avait progressé de 3,7%, plus forte hausse hebdomadaire depuis juillet.

Les groupes d'énergie ont longtemps mené la hausse des principales Bourses européennes après la décision du gouvernement allemand de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires de 12 ans en moyenne. Mais à la clôture, l'indice paneuropéen DJ Stoxx 600 a terminé en boni de 0,21 %, soutenu par les valeurs des services (+1,01%), de la chimie (+0,80%) et des financières (+0,50%).

Amsterdam a engrangé 0,36 % à 330,53 points.

Paris a progressé de 0,34 %. Le CAC 40 a gagné 12,53 points à 3.684,73 points, enregistrant sa cinquième séance de hausse consécutive, dans un volume d'échanges très faible de 1,755 milliard d'euros, proche du plus bas de 2010. Les remaniements dans la composition au sein du CAC 40, annoncés vendredi soir et entrant en vigueur le 20 septembre, ont animé le marché. Les deux heureux élus, Natixis (+5,92% à 4,68 euros) et Publicis (+1,10% à 34,81 euros), ont progressé, tandis que les deux relégués, Dexia (-2,27% à 3,36 euros) et Lagardère (-1,51% à 28,31 euros), ont souffert, enregistrant les deux plus fortes baisses du CAC 40.

Francfort a bonifié de 0,33 % grâce aux valeurs énergétiques qui ont mené la danse après le compromis trouvé avec le gouvernement fédéral sur l'allongement de la durée de vie des réacteurs nucléaires en Allemagne. L'indice Dax s'est établi à 6.155,04 points. RWE a gagné 1,84% à 54,21 euros et EON a pris 1,79% à 23,34 euros. Les deux géants allemands de l'énergie ont profité de l'accord trouvé dans la nuit de dimanche à lundi avec le gouvernement fédéral sur l'allongement de la durée d'exploitation des réacteurs nucléaires du pays. ThyssenKrupp a gagné 0,95% à 22,77 euros et Salzgitter sur le MDax s'est apprécié de 1,36% à 50,86 euros. ThyssenKrupp va de nouveau augmenter ses prix pour l'acier plat le 1er octobre, de 30 euros la tonne, en raison de la flambée des prix des matières premières. En juillet il avait relevé ses prix pour l'acier plat de 200 euros. Le constructeur Daimler a lâché 0,97% à 41,25 euros, malgré son intention de payer de nouveau un dividende à ses actionnaires au titre de l'exercice 2010, aux alentours de 1,15 euro. Pour 2009 le groupe, qui avait fini l'année dans le rouge, n'avait pas payé de dividende.

Londres n'a gagné que 0,20 % mais en se hissant tout de même à un nouveau sommet depuis plus de trois mois, son indice vedette grappillant 11,04 points (5.439,19). Les échanges se sont toutefois avérés peu animés, les Etats-Unis donnant plus que jamais le ton aux autres places financières. Parmi les valeurs les plus suivies, l'opérateur de télécoms Cable & Wireless Worlwide a fini par succomber à des prises de bénéfices, cédant 0,28% à 76,75 pence, après avoir grimpé en séance sur des rumeurs de rachat par Singapore Telecommunications. La tendance a été soutenue par les fournisseurs d'énergie, bénéficiant d'un mouvement favorable en Europe, après la décision du gouvernement allemand de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires du pays. Centrica a pris 1,19% à 332,2 pence.

Le Bel 20 a emmené le peloton haussier. L'indice bruxellois s'est apprécié de 0,40% à 2560,24 points. UCB a réalisé la plus forte performance de la Bourse de Bruxelles avec une progression de 3,19 % à 23,48 euros. GDF Suez n'a progressé que de 1,31 % à 26,29 euros dans le sillage de la hausse générale du secteur. Bekaert s'est amélioré de 1,16 % à 170,50 euros.

Dexia a reculé de 2,27 % à 3,36 euros, sanctionné par l'annonce de sa sortie de l'indice CAC 40 le 20 septembre prochain. Mobistar a cédé 0,49 % à 44,92 euros.

Les Bourses asiatiques se sont orientées en hausse ce lundi, dans le sillage de Wall Street. L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a progressé de 2,05% lundi, pour s'établir à 9.301,32 points, les investisseurs ayant été un peu rassurés par les statistiques mensuelles de l'emploi meilleures que prévu aux Etats-Unis. La Bourse de Shanghai a terminé lundi en hausse de 1,54%, tandis que Hong Kong a gagné 1,83%.

Cette semaine qui ne commencera que mardi - les marchés seront fermés lundi pour le Labor Day - les indicateurs macro-économiques susceptibles d'alimenter l'optimisme retrouvé des investisseurs seront peu nombreux. Il y aura tout de même la statistique hebdomadaire des demandes d'indemnisation du chômage - les investisseurs anticipent une légère décrue - et la statistique du commerce extérieur pour le mois de juillet. Le déficit devrait afficher une petite diminution.

Les marchés ont peut-être bien commencé septembre, mais les investisseurs n'oublient pas que ce mois est en général le plus faible de l'année pour la Bourse, selon l'Almanach du trader.

L'indice S&P 500 a reculé en moyenne de 0,7% en septembre depuis 1950. Toutefois, au lendemain du Labor Day, le Dow Jones a monté 12 fois sur les 15 dernières années.

EURO

L'euro recule légèrement face au dollar à 1,2873 dollar contre 1,2896 dollar vendredi soir. Le dollar avait pâti de son statut de valeur refuge après la publication de statistiques mensuelles de l'emploi aux Etats-Unis, meilleures que prévu et qui ont rassuré les marchés financiers prêts à s'investir en euros et à la Bourse.
Les échanges restent calmes, en raison de la fermeture des marchés américains pour la fête du Travail aux Etats-Unis.

Emprunts d'Etat

Les emprunts d'Etat allemands repartaient à la hausse après trois séances de baisse. Le rendement plus élevé du Bund allemand suite au recul de la semaine dernière attire les investisseurs. Vendredi dernier, dans le sillage de l'annonce d'un rapport sur l'emploi meilleur qu'attendu, le taux du Bund à 10 ans avait atteint 2,37%, soit son plus haut niveau depuis le 19 août. En début d'après-midi, le rendement du Bund à 10 ans reculait à 2,317% contre 2,350% vendredi 

En revanche, les emprunts d'Etat belge reculaient, victimes des incertitudes politiques. Le taux de l'OLO à 10 ans se tendait à 3,047% contre 2,998% vendredi soir, soit son plus haut niveau depuis trois semaines. La prime de risque par rapport au Bund allemand progressait à 70 points de base, le niveau le plus élevé depuis deux mois.

 

AGENDA

Les marchés américains seront fermés ce  lundi pour le Labor Day.  La situation économique et financière en Europe, notamment en Hongrie, sera au coeur du conseil Ecofin de rentrée lundi et mardi alors que les investisseurs s'interrogent sur la solidité de la reprise sur le continent.

ENTREPRISES

Aedifica : résultats annuels 2009/2010 (17h45)

Movetis : offre de reprise de Shire à 19 euros par action jusqu’au 27 septembre

Parc Paradisio : assemblée générale

Punch Telematix : offre de reprise de Trimble à 3,20 euros par action jusqu’au 17 septembre.

Thrombogenics: la société de biopharmacie a présenté pour la première fois les résultats de la phase 3 de son étude sur la microplasmine lors d'un congrès international important, a annoncé Thomobogenics dans un communiqué. "En à peine vingt mois, nous avons mené des tests de phase 3 concluants auprès de 652 patients, ce qui prouve que que Thrombogenics est à même de développer efficacement de nouveaux médicaments. L'analyse combinée présentée aujourd'hui montre clairement que la microplasmine pourrait changer significativement le traitement des affections de la rétine,", a précisé Patrick De Haes, CEO de la société.

Belgacom: dans une interview au journal Le Soir de ce week-end, Didier Bellens, le CEO de Belgacom annonce son projet de lancer une plate-forme nuémro deux et de prendre des participations dans des sociétés. En mai, Belgacom a pris une participation de 2,6% dans OnLive, l'un des leaders mondiaux dans le domaine des jeux vidéo en ligne. "Fin septembre, son PDG sera chez nous pour dévoiler ce que nous allons faire ensemble. L'idée est simple: faire du streaming de jeux via notre plate-forme. (...) L'offre sera lancée début 2011. Nous allons aussi nous lancer dans les formations en ligne avec des écoles et des universités, les soins de santé en ligne, et bien d'autres choses encore", indique le patron de Belgacom.
Pour ce faire, le groupe projette notamment des acquisitions. "Nous sommes à la recherche d'un partenaire qui pourra nous fournir un 'browser' capable d'assister nos clients en fonction de leur profil et de leurs desiderata. Soit nous développons les choses nous-mêmes, soit nous prenons des participations. Dans les semaines à venir, nous allons faire toute une série d'annonces sur des prises de participation dans des sociétés belges et étrangères. C'est une stratégie globale pour arriver à cette plate-forme numéro 2 et une part de marché plus grande", a conclu M. Bellens.

Solvay: le groupe de chimie a annoncé dans un communiqué publié ce dimanche la construction d'une nouvelle installation de production de qualités électroniques d'acides fluorhydriques pour les panneaux photovoltaïques, avec son partenaire chinois Sinochem Lantian. Les produits de la nouvelle installation seront disponibles d'ici fin 2010, indique l'entreprise. "Les nouveaux contrats avec notre partenaire chinois offrent à Solvay la possibilité d'augmenter sa présence en tant que leader technologique dans le marché chinois de la chimie humide ultra pure, qui est en croissance ", a souligné Eric Mignonat, Directeur Général du Strategic Business Unit Peroxides de Solvay.
"Avec ces importants développements en Chine, Solvay démontre qu'il continue sa stratégie d'expansion géographique dans les marchés haut-de-gamme, avec un important potentiel de croissance en Chine et dans les pays environnants", a indiqué pour sa part Olivier du Roy, Country Manager Greater China de Solvay.

Dexia: Les actions des groupes Dexia et Lagardère vont quitter le CAC 40 à compter du 20 septembre et seront remplacées par Natixis et Publicis, dans l'indice vedette parisien inchangé depuis un an. Cette décision a été prise par le Conseil scientifique des indices, qui décide des entrées et sorties au sein du CAC 40, selon un communiqué publié vendredi par l'opérateur de la Bourse de Paris Nyse Euronext.
La sortie de Dexia et Lagardère n'est pas une immense surprise, dans la mesure où leur capital flottant (placé en Bourse) tournait autour de 3 milliards d'euros, soit environ 0,5% du poids de l'indice vedette chacun, loin derrière Total, le poids lourds de l'indice (12%).
Ils quittent par ailleurs un indice qu'ils connaissent bien. La banque franco-belge y figure depuis 1999 sous sa forme actuelle mais depuis 1993 à l'époque dénommée Crédit Local de France, tandis que le groupe diversifié Lagardère en était pensionnaire depuis 1994.
Les deux titres vont désormais rejoindre le CAC Next 20, antichambre du CAC 40, regroupant vingt valeurs, indice où évoluaient jusqu'à présent Natixis et Publicis.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés