analyse

Déjà des records à la pelle à la Bourse de Bruxelles en 2018

Umicore fait partie des sociétés cotées du du Bel 20 qui ont déjà atteint un plus haut historique en 2018. ©BELGA

2018 vient à peine de commencer que les records s’amoncellent déjà à la Bourse de Bruxelles. Dans le Bel 20, mais aussi du côté des petites et moyennes valeurs.

L’année 2018 vient tout juste de démarrer, qu’une poignée d’actions cotées à la Bourse de Bruxelles ont déjà atteint de nouveaux sommets historiques. Elles sont 5 dans l’indice Bel 20 – soit 20% des titres qui le composent – à avoir accompli cette prouesse. Les champions sont Umicore , Sofina , Telenet , GBL et Galapagos . Quant à elle, bpost est à deux doigts de les imiter dans cet exercice.

Pour toutes ces valeurs, qui enregistrent des hausses supérieures à celles du Bel 20 (+4,5%) depuis la fin de 2017, elles ne font qu’améliorer leurs performances déjà historiques réalisées l’an passé. À l’exception de GBL, dont le précédent record de clôture remontait au 9 juillet 2007, quelques mois avant l’éclatement au grand jour de la crise financière.

KBC au sommet

GBL n’a pas été la seule valeur en retard dans le registre des records. Cofinimmo, qui avait bénéficié à l’époque de la bulle immobilière, Ageas (ex-Fortis) et KBC sont loin de s’y glisser. Notons tout de même que s’il reste à monter de 42% pour l’action KBC afin de retrouver son pic de mai 2007 (106,2 euros), la capitalisation boursière de ce groupe bancaire est maintenant sur le point d’être aussi élevée qu’à la mi-2007! 31,13 milliards aujourd’hui et 31,38 milliards il y a près de 11 ans. Cela s’explique par les 3 augmentations de capital qui ont eu lieu en 2012 et 2013 chez KBC.

La belle tenue de toutes ces actions laisse penser que le marché s’attend à ce que les résultats des sociétés enregistrés en 2017 et qui feront bientôt l’objet d’une communication, seront de bonne facture.
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La belle tenue de toutes ces actions laisse penser que le marché s’attend à ce que les résultats des sociétés enregistrés en 2017 et qui feront bientôt l’objet d’une communication, seront de bonne facture. Cela signifie-t-il pour autant que l’on craint des déceptions pour des sociétés comme Proximus ou Bekaert, dont les derniers sommets datent de février 2015 pour le premier, et de mars 2011 pour le second? Pas vraiment. Disons que dans le cas de Proximus qui distribue 85% de ses bénéfices à ses actionnaires, certains craignent une réduction du montant de son dividende. Pour mémoire, seuls ceux des exercices 2014, 2015 et 2016 avaient été garantis lors de l’accession de Dominique Leroy au poste de CEO de l’opérateur télécoms.

La question reste donc ouverte pour celui de l’exercice 2017. Concernant Bekaert, ce tréfileur ne bénéficie plus – comme Sipef en dehors du Bel 20 – de prix record pour les matières premières comme cela avait été le cas en 2011. Même topo pour Engie dont l’évolution des prix de gros de l’électricité est plutôt capricieuse depuis 2008, quand les prix pétroliers avaient atteint des pics, tout comme son action.

IBA rescapé de la bulle internet

Un peu plus de 10% des actions conservent des stigmates de la bulle internet de la fin des années 1990.
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Du côté des petites et moyennes valeurs, près de 15% d’entre elles viennent d’atteindre des pics historiques. A l’instar, entre autres, de Bois Sauvage, Melexis, WDP, Ablynx et argenx. Pour 45%, les sommets datent de 2017, voire de 2016. Intègrent ce segment des titres, outre la plupart des sociétés immobilières réglementées (SIR), Sioen, Kinepolis, Econocom, Greenyard, Lotus Bakeries, Jensen-Group, Resilux, Ter Beke et Moury Construct notamment. Un peu plus de 10% des actions conservent des stigmates de la bulle internet de la fin des années 1990. Leur dernier record remonte toujours à ces années-là.

Parmi elles, on trouve Roularta, Barco, Agfa-Gevaert, Gimv, Orange Belgium (ex-Mobistar) et Smartphoto. IBA, qui avait aussi été happée par cette bulle, a été une des rares valeurs à avoir réussi à s’en échapper. Ce titre a retrouvé un sommet en mai 2017.

Pour des raisons diverses, soit parce que les résultats ne répondent pas aux attentes, soit que le montant du dividende – a – fait l’objet de réduction, des titres comme EVS, Tessenderlo et Recticel peinent à remonter à leur sommet (voir infographie). Idem pour Euronav qui souffre de la chute des prix du fret maritime depuis 2008.


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