Delhaize, une valeur attractive... en théorie

Les analystes de Nomura ont revu à la baisse leur évaluation du titre du groupe de distribution Delhaize, invoquant "une dynamique bénéficiaire à tendance négative".

Délestez votre portefeuille de quelques titres Delhaize, voilà l'avis que soutient désormais Nicolas Champ, analyste chez Nomura. Dans sa note du jour, où l'objectif de cours est passé à 53 euros contre 61,4 précédemment, le courtier estime que la valeur n'est que théoriquement attrayante car "la dynamique bénéficiaire pourrait évoluer selon une tendance négative".

Selon l'analyse, Delhaize a enregistré l'année dernière "l'une des pires performances dans le secteur" (+3% en valeur absolue, mais -6% par rapport à l'indice de référence DJ Stoxx), et se négocie actuellement 10% en dessous de la moyenne du secteur européen de distribution alimentaire.

En dépit de cette valorisation manifestement intéressante, Nomura a revu à la baisse sa couverture "compte tenu du manque de catalyseurs à court terme."

Sur la bonne voie ?

L'enseigne au lion semble néanmoins sur "la bonne voie pour atteindre ses objectifs de réduction des coûts", précise Nicolas Champ. Delhaize a lancé un plan stratégique à l'échelle globale afin de générer 300 millions d'euros d'économies de coûts d'exploitation à l'horizon 2012.

"Les records du groupe dans ce domaine nous inspirent confiance quant à sa capacité à respecter ses prévisions (le groupe a réussi des économies de 60 millions d'euros en 2008 et de 100 millions en 2009)", précise-t-il.

Mais la dynamique bénéficiaire de Delhaize reste sous pression. En dépit des efforts en matière de coûts, Nomura s'attend à ce que "les performances commerciales et opérationnelles aux Etats-Unis pâtissent de l'environnement économique et compétitif du pays."

Et cette perte de régime devrait également se ressentir en Belgique étant donné "un contexte concurrentiel moins favorable".

"En manque d'arguments"

Bien que Delhaize ait évoqué de potentielles acquisitions, l'analyste de Nomura considère que "le bilan et la faible visibilité sur le marché américain du retail limitent tant l'envergure que la probabilité d'une acquisition dans un futur proche."

Quant à la fusion avec Ahold, le rival néerlandais, "cela pourrait s'avérer moins porteur qu'il n'y paraît au premier abord", impliquant de grands risques d'exécution.

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