Des "shorteurs" attendent la chute de ces actions belges

©AFP

Une quinzaine de sociétés belges cotées sur Euronext Bruxelles sont la cible de spéculateurs baissiers. Trois d'entre elles sont particulièrement visées.

Certaines sociétés belges qui traversent des temps difficiles font le miel de spéculateurs un peu particuliers. Appelés "shorteurs", ils misent sur un revers de l’action en Bourse pour encaisser leurs bénéfices via un système de prêt de titres.

Ces fonds spéculatifs sont tenus de déclarer leurs positions vendeuses auprès de la FSMA, le gendarme des marchés financiers belges, lorsqu’elles atteignent et dépassent le seuil de 0,50% du capital.

C’est à partir de ces données que nous dressons, de temps à autre, la liste des actions belges qui sont les plus "shortées" c’est-à-dire celles sur lesquelles la spéculation baissière est la plus forte.

Lors de notre précédent tour d’horizon qui remonte au mois de juin, le trio de tête était composé d’Ontex avec une position vendeuse totale de 9,03%, d'Euronav (3,72%) et de Nyrstar (3,07%) .

Près de trois mois plus tard, on retrouve les mêmes noms sur le podium mais à des places différentes.

Nyrstar et sa dette

"Membre d’honneur" pour son indéboulonnable présence dans cette liste, Nyrstar trône cette fois sur la première marche avec six fonds totalisant 4,49% du capital. Les investisseurs attendent depuis des années que le leader mondial du zinc sorte de l’interminable tunnel dans lequel il reste coincé.

La hausse du prix du zinc et la mise en route de son usine rénovée en Australie devraient le guider vers la sortie. Mais en plein cœur de l’été, ABN Amro a publié un rapport choc affirmant que l’endettement réel de Nyrstar serait supérieur aux chiffres publiés par le groupe. Le broker a réduit, du même coup, son objectif de cours sur la valeur par quatre à un euro!

Le projet d'offre sur Ontex...et son abandon

Pour Ontex, la pression s’est amplement relâchée. La position vendeuse totale a été réduite de moitié passant de 9,03% à 4,42%. L’annonce, début juillet, d’une proposition d’offre indicative de la part de PAI Partners au prix de 27,5 euros par action a fait bondir le titre de 35% et a dû provoquer un mouvement de panique chez les "shorteurs" certains tentant de dénouer leurs positions en limitant les dégâts. Ceux qui ont su garder la tête froide ont été récompensés car le projet d’offre a finalement été abandonné et l’action a retrouvé son niveau antérieur à l’annonce.

La liste des valeurs belges "shortées". ©FSMA

Euronav rame toujours

La troisième position est occupée par Euronav même si, au fil des mois, les spéculateurs baissiers se font moins insistants sur la valeur. La position vendeuse représente 3,14% du capital contre 3,72% en juin et 4,96% en février. Malgré sa fusion avec le groupe américain Gener8, les "shorteurs" semblent toujours s’attendre à un avis de tempête pour le spécialiste du transport maritime de produits pétroliers.

La quatrième et la cinquième place sont occupées respectivement par IBA (2,01%) et Colruyt (1,91%) .

A l'affût sur Umicore

Bpost et Econocom qui ont connu ces derniers mois de sérieuses corrections en Bourse ont fait leur apparition dans cette liste avec une position vendeuse de 1,28% du capital pour le premier et de 1,02% pour le second.

Notons encore que deux fonds (1,37%) sont à l’affût d’un faux pas d’Umicore dont l’action a grimpé de 44% sur les douze derniers mois.

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