Des spéculateurs misent sur la chute de ces actions belges

©REUTERS

Des fonds spéculent sur la baisse de certaines actions belges. Découvrez celles qui sont dans le collimateur de ces "shorteurs".

Le classement des valeurs belges les plus "shortées" a connu quelques changements notables depuis notre dernier tour d’horizon qui remonte au 14 février.

Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec la notion, rappelons qu’un "shorteur" ou vendeur à découvert est un investisseur, très souvent un fonds spéculatif, qui parie sur la baisse d’une valeur. Techniquement, il emprunte des titres de celle-ci, les vend sur le marché et si, comme il l’escompte, l’action baisse, il les rachète ensuite en Bourse et les restitue au prêteur en empochant la différence.

Le succès rencontré par l’OPA lancée sur Sanofi sur Ablynx et la radiation de la cote qui a suivi a permis à la biotech belge de quitter le tableau mis à jour régulièrement par la FSMA sur la base des positions égales ou supérieures à 0,50% du capital. Enfin, pas tout à fait, car le fond gle.be est toujours crédité d’une position vendeuse de 1,29%.

Nyrstar prend la place d'Ablynx

Ablynx quitte donc la troisième marche du podium qui est désormais occupée par une cible récurrente des spéculateurs baissiers, à savoir Nyrstar . Quatre fonds totalisant 3,07% de son capital estiment que le calvaire du numéro un mondial du zinc qui s’éternise depuis de longues années n’est pas encore arrivé à son terme. Le premier août prochain, Nyrstar publiera ses résultats pour les six premiers mois de l’année. On verra, à ce moment-là, si le CEO, Hilmar Rode, confirme ses prévisions de mai dernier évoquant une amélioration substantielle des bénéfices pour le second semestre. 

Euronav: et vogue la galère

Malgré la concrétisation de la fusion avec le groupe américain Gener8 Maritime, un solide matelas de liquidités encore renforcé ces derniers jours par la vente de six superpétroliers, les "shorteurs" attendent encore, tels des naufrageurs, qu’Euronav affronte du gros temps en Bourse. Ils ont toutefois quelque peu desserré leur étreinte avec une position totale de 3,72% contre 4,96% il y a quatre mois. La compagnie de tankers se maintient en deuxième position.

La ruée sur Ontex

Chez Ontex , par contre, la situation s’est franchement détériorée. Depuis le début de l’année, le titre a dévissé de 30% et s’est approché de son prix d’IPO de 18 euros. On se rappellera que le spécialiste des produits d’hygiène personnelle jetables a lancé, fin janvier un avertissement sur résultats en raison de la situation au Brésil. Depuis lors, Ontex a annoncé un rassemblement de ses unités de production dans ce pays. Le groupe a aussi fait état de résultats trimestriels inférieurs aux attentes en mai dernier avec toutefois une amélioration de sa marge, hors Brésil.

Dans ce contexte, les vendeurs à découvert n’ont pas lâché leur proie et ont même renforcé leurs positions maintenant Ontex à la place, peu enviable, de valeur belge la plus "shortée". Ces positions atteignent, au total, 9,03% du capital contre 5,78% en février dernier.

Du côté des analystes financiers, le tableau n’est pas aussi sombre. Sept d’entre eux recommandent un achat de la valeur tandis qu’un nombre identique conseille de la conserver contre trois de la vendre. L’objectif de cours moyen s’élève à 26,05 euros soit un potentiel de hausse de 35%. Rendez-vous dans un mois, le 26 juillet, pour les résultats semestriels du groupe.

Les petits nouveaux et un grand absent

La quatrième et la cinquième place sont occupées respectivement par Colruyt (1,80%) et IBA (1,78%).

Un grand absent dans ce tableau. A part GLG Partners, qui affichait encore une position sur la valeur en mars dernier aucun de ces spéculateurs baissiers professionnels n’a vu venir la dégringolade boursière de bpost.

Et pour terminer, voici les sociétés cotées qui sont entrées dans le collimateur des "shorteurs" depuis la mi février: Ageas, Balta, Bekaert, Celyad, et EVS. Et celles qui en sont sorties : Biocartis, bpost, Fagron, Proximus et Solvay.

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