GE: sixième trimestre de croissance à deux chiffres

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Le conglomérat qui tient lieu de baromètre de l'économie américaine a vu son bénéfice net progresser de 18% au troisième trimestre, en ligne avec les attentes du marché. General Electric table sur une hausse à deux chiffres de son résultat courant par action en 2012.

Le conglomérat américain General Electric a vu son bénéfice net progresser de 18% au troisième trimestre à 2,4 milliards de dollars, en ligne avec les attentes du marché, et a annoncé tabler sur une hausse à deux chiffres de son résultat courant par action en 2012.

Rapporté au nombre d'actions, le bénéfice s'établit à 31 cents, conformément aux attentes des analystes. Selon un communiqué publié vendredi, le chiffre d'affaires a stagné au cours de la période à 35,4 milliards de dollars, mais reste meilleur qu'attendu par le consensus du marché.

Le conglomérat américain, qui tient lieu de baromètre de l'économie américaine en raison de la diversité de ses activités, assure qu'il remplira ses objectifs en 2011 et indique que son carnet de commandes atteint le chiffre "record" de 191 milliards de dollars.

GE est présent des ampoules électriques à l'électroménager, mais aussi dans les moteurs d'avions, la finance et l'infrastructure énergétique.

"Nous avons réalisé un bon trimestre dans un environnement volatil", s'est félicité le PDG Jeff Immelt, lors de la conférence de résultats du groupe, en soulignant que GE avait réalisé son "sixième trimestre de croissance à deux chiffres du bénéfice net".

"Et nous sommes confiants dans nos perspectives opérationnelles pour l'ensemble de l'année 2011", a-t-il ajouté.

Selon lui, le groupe de Fairfiled (Connecticut, ouest des Etats-Unis) est "bien positionné (...) pour réaliser une hausse à deux chiffres de son résultat courant par action en 2012" malgré un environnement économique incertain.

Pour justifier leurs perspectives, le PDG et le directeur financier de GE, Keith Sherin, ont notamment souligné que le carnet de commandes dans les secteurs de l'aviation et de l'énergie était bien rempli, et indiqué s'attendre à une amélioration du secteur de l'immobilier aux Etats-Unis l'an prochain.

Sur le plan macroéconomique, ils ont dit s'attendre à une croissance molle dans les économies matures, voire stagnante en Europe, et une croissance toujours soutenue dans les pays émergents, le tout dans un contexte économique volatil.

Le conglomérat indique que le bénéfice par action, qui s'établit à 22 cents en intégrant les éléments exceptionnels, inclut une charge de 8 cents pour racheter les actions préférentielles acquises par le consortium Berkshire Hathaway dirigé par Warren Buffett durant la crise financière en 2008.

GE avait annoncé mi-septembre que Berkshire Hathaway comptait céder pour 3,3 milliards de dollars les actions préférentielles acquises en octobre 2008.

A l'époque, GE était très chahuté en Bourse en raison des difficultés de sa filiale GE Capital. Celle-ci se porte désormais parfaitement bien, a assuré Jeff Immelt, en relevant que son bénéfice d'exploitation s'élevait à 1,5 milliard de dollars, "une hausse de 79% par rapport au troisième trimestre l'an dernier" pour un chiffre d'affaires stable à 11,1 milliards de dollars.

Le résultat d'exploitation est en hausse pour les trois divisions Santé, Transport et Aviation, tandis que celui du segment Energie/Infrastructure, le plus important du conglomérat, recule de 9% à 1,5 milliard de dollars en dépit d'une progression de 30% du chiffre d'affaires, à 10,8 milliards.

Mais ce segment "devrait revenir dans le vert au cours du quatrième trimestre", a assuré Jeff Immelt, lors de la conférence de résultats.

En revanche, le segment Habitat a souffert avec une baisse de 63% de son résultat d'exploitation, à 38 millions de dollars, en raison de la mauvaise conjoncture dans l'immobilier aux Etats-Unis.

Les segments industriels de GE ont connu des croissances à deux chiffres aux Etats-Unis et à l'international, notamment grâce au Brésil, à la Russie, à la Chine et à l'Inde.

Le chiffre d'affaires des segments industriels a progressé de 16% en Europe malgré une baisse de 1% des commandes.

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