Goldman Sachs voit les marchés baisser de 10%

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Pour la banque d'affaires américaine, il est temps de se détourner des marchés d'actions en Europe et aux Etats-Unis au cours des trois prochains mois.

Depuis le début de la semaine, les marchés financiers font grise mine. En cause : les nouvelles inquiétudes concernant le secteur bancaire européen en dépit des résultats des tests de résistance, l’avertissement sur résultats de la Commerzbank , la baisse du cours du pétrole et une contraction inattendue de l’activité manufacturière chinoise en juillet.

Et pour couronner le tout, dimanche, Goldman Sachs a publié une note dans laquelle elle recommande à ses clients de se tenir à l’écart des marchés d’actions pendant trois mois aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. Les analystes de la banque d’affaires ont abaissé leur recommandation sur les actions à " sous-pondérer " mais ils restent à " neutre " sur un horizon de douze mois.

Sur les trois prochains mois, ils estiment que le S&P 500 va reculer de 9,7% et le Stoxx Europe 600 de 11,3% Sur un an, toutefois, le premier devrait afficher un gain de 1,1% et le second de 1,7%. Tant sur le court terme que sur un an, la banque conseille, par ailleurs, de "surpondérer" les positions en cash.

Pourquoi une telle prudence? "Notre indicateur de l’appétit au risque approche des niveaux neutres et son momentum positif a faibli " expliquent les analystes de Goldman Sachs. "Nous aurons besoin de fondamentaux macro-économiques meilleurs ou de stimulus pour poursuivre sur la voie du rally mais les attentes du marché sont déjà faibles et la reprise de la croissance risque de prendre du temps". En outre, aux yeux de la banque d’affaires, les valorisations sont toujours élevées et elle dit s’attendre à une croissance molle des bénéfices.

Tous les analystes ne sont pas aussi timorés sur l’évolution des cours des actions. Comme le montre le tweet ci-dessous de Tom Simonts spécialiste des marchés chez Bolero (KBC) le consensus des analystes compilé par FacSet table sur une croissance de 12% de l’indice Stoxx 50 . La palme revient à Axa avec un potentiel de croissance estimé à 35,8%. Pour ING et AB InBev qui font partie du Bel 20 et sont également repris dans l’indice européen, le potentiel de hausse s’élève respectivement à 32,1% et 7,2%.

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