Publicité

Imtech, ou comment perdre 99% de sa valeur en deux ans...

©Peter Hilz/Hollandse Hoogte

La société néerlandaise de services techniques Imtech s’est effondrée, hier, en Bourse d’Amsterdam, faute d’un accord avec ses créanciers. Elle a mis sa filiale allemande en faillite.

Les actions de Royal Imtech se sont littéralement effondrées, hier, en Bourse d’Amsterdam, perdant près de 40% de leur valeur sur la séance, pour clôturer à 1,19 euro. Les investisseurs cherchaient à vendre en masse, après le bref communiqué de jeudi annonçant que l’entreprise n’avait pas encore trouvé de solutions à ses problèmes financiers.

Un peu plus tard dans la journée elle annonçait que sa filiale allemande avait fait déclaration d’insolvabilité devant le tribunal compétent. Un dépôt de bilan qui ne s’applique qu’à Imtech Germany, mais dont on ignore encore s’il permettra de sauver le groupe. Royal Imtech promet d’informer les marchés "aussitôt que possible" sur les "conséquences de ces développements".

©Mediafin

Depuis 2013, l’action a perdu 99% de sa valeur, sous le coup d’importantes dépréciations en Pologne et en Allemagne et d’un scandale comptable qui a conduit à des centaines de millions d’euros de pertes et un remaniement de son management. Sa réputation en Allemagne a continué à être sous pression après une enquête pour corruption, puis une autre pour cartel. Le groupe est notamment soupçonné d’avoir surfacturé à l’énergéticien allemand RWE la construction d’une centrale électrique.

 

75 millions €
Imtech n’a pas trouvé d’accord avec ses créanciers sur une rallonge de 75 millions d’euros, qui doit s’ajouter aux 700 millions de facilités existantes.

Malgré deux augmentations de capital et plusieurs refinancements, le groupe est à nouveau le dos au mur. Après avoir annoncé une perte opérationnelle de 50 millions d’euros au premier semestre, Imtech avait présenté un nouveau plan de financement le 28 juillet, comprenant 75 millions de liquidités supplémentaires qui devaient s’ajouter aux 700 millions de facilités existantes. Mais ces 75 millions étaient encore conditionnés à l’accord de certains financiers, un accord qui n’a pas été obtenu.

Le groupe est également actif en Belgique, où il emploie plus de 1.000 personnes dans 20 sièges d’exploitation, pour un chiffre d’affaires qui dépasse les 200 millions d’euros.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés