L'emploi US a jeté un froid sur les marchés

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Les marchés européens ont été déçus par les chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis, et plus particulièrement le nombre d'emplois créés. Belgacom a évolué contre la tendance, profitant de ses résultats trimestriels. Delhaize a poursuivi sur sa lancée négative de la veille.

Les marchés européens ont terminé en nette baisse ce vendredi, refroidis cet après-midi par la publication des chiffres américains sur l'emploi. Si le taux de chômage s'est inscrit le mois dernier à son niveau le plus bas depuis plus de trois ans, le marché américain du travail a créé moins d'emploi que prévu au mois d'avril. La publication en cours de matinée d'un indicateur témoignant d'une contraction supérieure aux attentes de l'activité du secteur privé en zone euro avait déjà mis la pression sur les indices européens, tout comme d'ailleurs l'approche d'élections majeures dimanche en France et en Grèce.

Finalement, l'indice DJ Stoxx 600 a reculé de 1,7% à 253 points. Francfort a abandonné 2%, tout comme Londres. Paris a perdu 1,9% et Amsterdam 1,8%.

A Bruxelles, l'indice Bel 20 a un peu mieux résisté, en perdant seulement 1,3% à 2.166 points. Sa chute a été freinée par le gain de 1,3% de Belgacom. L'opérateur télécom a publié des résultats trimestriels meilleurs que prévu, ce qui explique la progression de l'action. Dans le même groupe, Telenet a gagné 0,9%. Mobistar a par contre corrigé de 2,3%. Delhaize est resté orienté à la baisse. L’action du distributeur a perdu 3,13% à 31,3 euros après avoir déjà abandonné un peu plus de 10% jeudi.

Le compartiment des valeurs minières signe la plus forte baisse sectorielle en Europe, subissant la méfiance des investisseurs en période d'incertitude macroéconomique. Nyrstar a fondu de 4,9% à 5,7 euros.


STATISTIQUES


Chine
- Le secteur chinois des services a connu en avril son mois le plus actif depuis six mois et les anticipations des entreprises du secteur tertiaire ont été au plus haut depuis 12 mois, suivant l'indice des directeurs d'achats des services HSBC publié vendredi. Cet indice a été de 54,1 en avril contre 53,3 en mars, au plus haut depuis octobre 2011. Les effectifs du secteur tertiaire ont augmenté pour le 39e mois d'affilée et le rythme des créations d'emplois d'avril a été le plus soutenu depuis novembre 2011.

Allemagne
- La croissance du secteur privé en Allemagne a marqué une pause en avril, l'activité dans les services n'ayant que partiellement compensé une contraction dans le secteur manufacturier, ce qui alimente les doutes sur la capacité de l'Allemagne à tirer la croissance dans la zone euro. L'indice PMI composite s'est établi en version définitive à 50,5, soit juste au-dessus du seuil de 50 qui marque le passage entre une contraction et une croissance de l'activité.

Grande-Bretagne
- L'activité dans le secteur britannique des services a crû plus lentement que prévu en avril, mais l'optimisme des entreprises a atteint un plus haut de deux ans tandis que l'emploi a retrouvé quelques couleurs, montre jeudi l'enquête Markit/CIPS menée auprès des directeurs d'achat. L'indice PMI du secteur tertiaire a reculé à 53,3 contre 55,3 en mars, touchant son plus bas niveau depuis novembre mais restant au-dessus du seuil de 50 qui sépare la croissance de la contraction. Les analystes attendaient en moyenne une baisse de l'indice moins marquée, à 54,2.

Zone euro
- La situation du secteur des services s'est dégradée beaucoup plus nettement que prévu en avril dans la zone euro, laissant penser que la récession ambiante pourrait se prolonger jusqu'à la fin du premier semestre. L'indice PMI des services publié par Markit est ressorti à 46,9, soit un point de moins que l'estimation initiale publiée voici deux semaines, laquelle était elle-même bien en deçà des projections de la totalité des économistes interrogés par Reuters.

Etats-Unis
- Le gouvernement américain a annoncé que le chômage avait continué de baisser aux Etats-Unis en avril, en dépit d'embauches en théorie insuffisantes et moindres pour le troisième mois d'affilée. Le taux de chômage officiel a baissé de 0,1 point par rapport à avril, pour s'établir à 8,1%, son niveau le plus faible depuis janvier 2009. Dans le même temps, indiquent les données du ministère, les embauches ont nettement ralenti pour ne représenter que 115.000 emplois nets, soit 25,4% de moins qu'en mars, et un niveau que la banque centrale américaine (Fed) juge tout juste suffisant pour empêcher le chômage de monter.

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